A Zurich, une centaine de chauffeurs d’Uber et des taxis traditionnels se sont mis en grève lundi. Ils dénoncent la chute de leurs revenus, qu’ils attribuent à la guerre des prix avec leur concurrent Bolt. Le syndicat Unia demande désormais aux autorités zurichoises de réagir.
Depuis un peu plus d’un an, les tarifs d’Uber sont au coude à coude avec ceux de son concurrent Bolt. L’entreprise estonienne, déjà présente à Zurich avec ses trottinettes électriques, propose désormais aussi un service VTC. Beaucoup de chauffeurs d’Uber n’arrivent plus à vivre de leur travail.
Actuellement, une course entre la gare de Zurich et l’aéroport – soit 10 kilomètres – coûte 21,23 francs chez Bolt et 21,87 chez Uber.
Vie trop chère
Selon 20 minutes, les employés de l’entreprise américaine demandent des prix plus équitables, des tarifs minimaux plus élevés et des commissions plus justes. « On ne fait pas plus de 500 francs de salaire certaines semaines », a commenté l’un d’entre eux lundi dans le 12h45 de la RTS.
« On ne peut plus rouler pour 30 centimes nets par kilomètre, ce n’est plus possible », dénonce une autre participante. Dans le 12h30, elle relève que leur branche ne touche plus « qu’un franc brut par kilomètre », peu importe le prix de la course, à cause de « l’AVS, des assurances, de la voiture et des impôts » qu’ils payent.
>> Ecouter son témoignage dans le journal de 12h30 : Les chauffeurs Uber en grève à Zurich pour dénoncer la chute de leurs revenus / Le 12h30 / 1 min. / le 20 octobre 2025
« Nous voulons simplement vivre normalement en Suisse », assure cette chauffeuse, qui estime que la situation est encore pire à Zurich, car il s’agit de « la ville la plus chère du monde ».
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Une réglementation demandée
Interrogée, l’entreprise américaine Uber assure auprès de la RTS que « les chauffeurs indépendants titulaires d’une licence ont la possibilité d’ajuster leurs tarifs individuels à tout moment […] Nous continuerons à travailler pour améliorer le travail sur la plateforme en Suisse », poursuit-elle.
Mais pour Daniel Zoricic, du syndicat Syna, « il incombe à la direction de l’économie publique de réglementer » la profession.
Julien Guillaume/juma