Né à Saint-Étienne le 12 juin 1957, Philippe Favier a passé son enfance dans la mercerie de ses parents. Dessinateur de presse en 1977 à L’Hebdo de Saint-Étienne, puis infirmier en hôpital psychiatrique à Saint-Jean Bonnefonds, il s’inscrit en 1979 à l’école des Beaux-Arts de Saint-Étienne.
Il expose au musée d’Art et d’Industrie dès 1981, à l’invitation de Bernard Ceysson, pour présenter ses miniatures. Il réalise des petits dessins au stylo à bille qu’il découpe et fixe directement sur le mur. En 1985, la manufacture nationale de Sèvres édite une assiette avec le décor Les Petits Singes en or imprimé sur fond blanc de Philippe Favier, qui inaugure cette année-là une technique nouvelle : l’émail à froid sur verre.
1986 est une année faste pour l’artiste qui est reconnu aux États-Unis. Tout en enseignant à temps partiel aux Beaux-Arts de Saint-Étienne, il a réalisé en 1987 une série de peintures sur verre intitulées Parisiana (en hommage à ses parents, qui tenaient le week-end un dancing Le Parisiana à Saint-Étienne).
La polémique de Chronocyle
Sa dernière exposition dans la Loire remonte à 2023 : il a proposé une série de peintures sur verre à la galerie Ceysson & Bénétière. Son nom est également réapparu cette année-là sur le plan local à la suite d’une polémique née au sujet de l’œuvre d’art Chronocycle, qu’il avait créée pour le passage à l’an 2000. Une partie de cette œuvre, une roue en acier monumentale est restée place du Peuple jusqu’en 2006, avant de disparaître sous une bâche dans les jardins du Musée d’art et d’industrie. Elle a été tirée de l’oubli par l’association Histoire et patrimoine de Saint-Étienne.
Philippe Favier s’était installé dans le sud de la France. Il est mort samedi 7 mars, à 68 ans, dans un accident de la route entre son atelier de Chateaudouble (Drôme) et sa résidence près de Nice.