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«Ils ont tout fait pour tuer son père. Et les revoilà avec sa copie, en plus jeune et plus forte.» Ali*, combattant du Hezbollah aujourd’hui à la retraite, résume avec ironie le sentiment d’une partie de la communauté chiite au Liban, convaincue que la disparition d’Ali Khamenei n’a fait que renforcer le camp iranien. Soucieux pour sa sécurité, il ne s’étend pas au téléphone. «Je ne peux pas en dire plus», lâche-t-il rapidement, avant d’envoyer quelques messages vocaux pour préciser sa pensée.
Au Liban, ce mélange de défi et de fatalisme traverse tous les milieux socioéconomiques parmi les partisans du Hezbollah. Dimanche soir, lorsque la nouvelle de la désignation de Mojtaba Khamenei tombe, Mohamed est attablé dans un café huppé de la capitale. L’annonce de la nomination du nouveau guide suprême ne semble guère l’émouvoir. Cet homme d’affaires originaire de Bourj el-Brajné, dans la Dahiyeh, hausse les épaules: «Les Iraniens choisissent ce qui est le mieux pour eux», glisse-t-il d’un ton monocorde. Mais son ton se fait plus catégorique lorsqu’il évoque l’assassinat d’Ali Khamenei. «Le tuer a été la plus grande erreur des Américains. Il était très vieux et, de toute façon, il ne voulait pas mourir dans son lit», estime-t-il. Avant de prédire: «Son successeur sera plus radical.»