Plusieurs autres villes et cantons testent depuis deux ans la vente régulée de cannabis. Mais il y a aussi des résistances et des réticences. Tour d’horizon.

Autorités valaisannes contre

En Valais, des projets pilotes sont évoqués depuis plusieurs années. Selon un sondage réalisé début 2025 par la HES-SO et l’institut Link, 64% de la population est favorable à leur mise en place. Mais les signaux du côté des autorités ne sont pas favorables. En juillet dernier, le conseiller d’Etat Stéphane Ganzer et le commandant de la police Christian Varone se sont exprimés contre la légalisation du cannabis et contre un essai pilote.

Sur le plan législatif, une interpellation urgente déposée par des élus en faveur d’une ouverture a été discutée lors de la session de septembre, de même qu’un postulat, finalement rejeté.

Bilan positif pour Genève et Vaud

A Genève, l’essai pilote La Cannabinothèque, mené par l’association ChanGE, a ouvert en décembre 2023 à Vernier. En juillet dernier, 1335 personnes s’étaient inscrites sur les 1500 places disponibles, selon le journal Le Courrier.

Dans le canton de Vaud, le projet Cann-L, lancé à Lausanne il y a près de deux ans, regroupe environ 1200 participants. La Ville estime qu’avec cette expérience, c’est chaque année environ un million de francs qui échappe au marché illégal. Les premiers bilans sont jugés « positifs et encourageants en termes de réduction des risques ». Un nouveau rapport est attendu en décembre.

>> Lire aussi : Vaud agit contre le deal de rue, mais l’impact reste limité selon les autorités locales

Grandes villes favorables

Bâle-Ville, de son côté, avait ouvert la voie dès janvier 2023 avec son projet Weed Care. Selon une évaluation intermédiaire publiée en mars, les 300 participants y ont constaté une amélioration de leur bien-être psychique et une réduction des risques liés à la consommation.

Les villes de Berne, Bienne et Lucerne participent quant à elles à l’étude Script, agréée par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et lancée à l’automne 2023. Un millier de participants dès 18 ans, qui consommaient déjà du chanvre préalablement, peuvent y acheter du cannabis spécifiquement produit pour la recherche dans des pharmacies agréées.