Les cours du pétrole sont en forte baisse mardi après les propos de Donald Trump assurant que la guerre avec l’Iran allait « se terminer bientôt » et annonçant qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole.

En plus de la perspective d’un conflit plus court que prévu, le président américain a déclaré que les Etats-Unis allaient « aussi lever certaines sanctions liées au pétrole pour réduire les prix (…) jusqu’à ce que ça s’arrange », après avoir échangé au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine.

« Il est presque certain qu’il (Donald Trump) est devenu nerveux face à la flambée des prix du pétrole et à la baisse des actions sur les marchés », estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

>> Le suivi de la guerre au Moyen-Orient : L’Iran affirme être prêt à se battre « aussi longtemps que nécessaire »

Flambée mardi

Ce revirement a fait lourdement chuter les cours mardi. Vers 11h, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, tombait de 7,49% à 91,55 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 7,45% à 87,71 dollars.

Les cours avaient largement dépassé les 100 dollars lundi avec même un pic à près de 120 dollars. Et si la guerre se poursuit, les prix pourraient remonter rapidement.

>> Lire aussi : Le prix du pétrole s’envole à près de 120 dollars le baril

Après les déclarations de Donald Trump, le baril est tombé jusqu’à 83,66 dollars, soit « le plus grand mouvement de prix intrajournalier jamais enregistré » sur le Brent durant une séance, note Arne Lohmann Rasmussen.

>> Voir aussi l’analyse dans La Matinale d’Anne-Sophie Corbeau, spécialiste du gaz et de l’énergie : L'invitée de La Matinale - Anne-Sophie Corbeau, spécialiste du gaz et de l’énergie L’invitée de La Matinale – Anne-Sophie Corbeau, spécialiste du gaz et de l’énergie / La Matinale / 16 min. / aujourd’hui à 07:00 Une situation toujours tendue

Les risques sur l’approvisionnement de pétrole en provenance du Golfe n’ont cependant pas changé. L’Iran a promis mardi que plus aucune goutte d’or noir ne sortirait du Moyen-Orient « jusqu’à nouvel ordre » dans un rejet cinglant des propos de Donald Trump.

Il faudra que le marché constate « une reprise des flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz pour maintenir un mouvement de baisse », affirment les analystes d’ING.

La déclaration des pays du G7 Finances qui se sont dits prêts « à prendre toutes les mesures nécessaires y compris en puisant dans les réserves stratégiques de pétrole » pour stabiliser le marché avait aussi contribué à plomber les prix.

Mardi, le G7 Energie doit se réunir à Paris et cela pourrait conduire à une libération d’une partie des stocks stratégiques de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), selon plusieurs analystes.

Contenu externe

Ce contenu externe ne peut pas être affiché car il est susceptible de collecter des données personnelles. Pour voir ce contenu vous devez autoriser la catégorie Services Tiers.

Accepter Plus d’info

boi avec les agences