Bonjour à toutes et à tous. Où que vous soyez sur la planète, bienvenue à l’écoute de RFI.
À Paris, il est 17 heures.
Le Journal en français facile.
Adrien Delgrange.
16 heures en temps universel.
Voici les titres de cette édition :
La guerre en Iran. La guerre des mots, également. Les États-Unis affirment qu’aujourd’hui, mardi 10 mars, « sera le jour le plus intense des frappes sur l’Iran ». L’Iran, elle, répliquera « œil pour œil, dent pour dent », vient de déclarer le président du Parlement iranien.
Pendant ce temps-là, en France, Emmanuel Macron vante, fait l’éloge de l’énergie nucléaire : manière de rester indépendants des pays producteurs de pétrole et de gaz.
À Marseille, une importante opération de police est en cours. Elle vise la DZ Mafia – organisation criminelle – et, déjà, 42 personnes ont été arrêtées par les policiers.
Et puis, enfin, l’Italie dépense 30 millions d’euros pour acheter, pour acquérir un tableau du Caravage.
Au onzième jour de cette guerre au Moyen-Orient, pour Donald Trump, le président américain, cette guerre se terminera « bientôt ». Le président américain l’a déclaré, hier, lors d’une conférence de presse. Mais le ministre iranien de la Diplomatie répond que l’Iran décidera quand la guerre s’arrêtera. « Nous avons l’avantage », a déclaré Abbas Araghchi. Alors, la fin de cette guerre est une perspective activement recherchée par de nombreux pays, et, particulièrement, les pays arabes du Golfe. Mais, même si les États-Unis mettaient fin rapidement à leurs opérations, ce conflit laissera des traces. À Dubaï, pour RFI, Guilhem Delteil.
« Je n’utiliserai pas le mot colère, mais il y a de la frustration », confie à RFI un intellectuel émirien. Pour les monarchies pétrolières, ce conflit marque que, malgré leur fortune, leur influence à Washington reste limitée et souligne que les États-Unis ne sont pas un partenaire fiable. Un amer rappel pour l’ancien chef des renseignements saoudiens, Turki Al-Fayçal. Il a accordé une interview à la chaîne CNN la semaine dernière.
« En 2019, si vous vous souvenez, nous avons été bombardés par des missiles iraniens. Et Donald Trump, à l’époque, n’a offert aucun soutien. Il n’est pas surprenant pour le royaume qu’il ne vienne pas à notre aide, si vous voulez mon avis. »
Depuis le début du conflit, aucune visite officielle de responsables états-uniens dans le Golfe, aucun dirigeant du Golfe invité à Washington. Le conflit va encourager les monarchies pétrolières à diversifier leurs alliances. Mais la relation demeure stratégique sur le plan militaire comme économique, et l’influence des monarchies pétrolières en Afrique est essentielle pour les États-Unis afin d’y contrer la Chine. Les intérêts profonds des deux parties survivront à la frustration causée par cette guerre. Guilhem Delteil, Dubaï, RFI.
À l’instant, Vladimir Poutine s’est entretenu avec le président iranien. Il appelle à une « désescalade rapide » du conflit, vient d’indiquer le Kremlin.
Ce mardi 10 mars, Emmanuel Macron accueille, près de Paris, le deuxième sommet sur le nucléaire. Compte tenu de cette nouvelle guerre au Moyen-Orient, qui a, notamment, engendré la fermeture du détroit d’Ormuz et d’importants dommages sur les infrastructures, les usines, la prise de parole du chef de l’État se fait, donc, dans un contexte international particulièrement compliqué. Emmanuel Macron est revenu, à la mi-journée, dans son discours, sur cette trop grande dépendance en matière énergétique de la France à l’égard d’autres pays.
« C’est plus de coopération internationale, en particulier pour la production de combustibles sur, encore, les dépendances qui existent à l’égard de la Russie. C’est vrai pour l’uranium. On doit coopérer au niveau international pour avancer sur ce point, pour diversifier notre approvisionnement – c’est absolument clé – et sécuriser nos approvisionnements en uranium, pour moins dépendre, pour être moins dépendants des soubresauts géopolitiques, plus de coopération internationale pour diversifier nos approvisionnements, pour continuer d’améliorer notre enrichissement d’uranium. »
Emmanuel Macron à la mi-journée, à l’occasion de ce sommet sur le nucléaire.
17 h 05 à Paris.
Une importante opération de police est en cours à Marseille. Elle a permis l’arrestation d’au moins 42 personnes. Les policiers visent la DZ Mafia, un groupe criminel qui sévit à Marseille et au-delà. Trois des principaux chefs de cette organisation sont, à l’heure actuelle, en garde à vue – ils sont auditionnés par les policiers.
Il a énormément plu au mois de février sur la France. Alors, certes, les fortes pluies ont causé d’importantes inondations dans le pays. Elles ont, aussi, alimenté une recharge exceptionnelle des nappes phréatiques. Les nappes souterraines ont été rechargées, nous indique le Bureau de recherches géologiques et minières.
Aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina, on retiendra, aujourd’hui, la victoire d’Arthur Bauchet, couronné. Il est, désormais, champion paralympique du combiné alpin. Le skieur français a créé la surprise, aujourd’hui, en remportant la médaille d’or.
Gros plan, à présent, sur un groupe de musique aux origines turques. Le groupe Altin Gün est en concert ce soir, à Paris, dans la salle du Trianon. Les cinq musiciens d’Altin Gün viennent présenter leur sixième album, intitulé Garip. Explications, présentation, également, du groupe avec vous, Léa Boutin-Rivière.
[extrait d’une chanson]
« Atmosphérique et profondément poétique » : voilà comment le guitariste Thijs Elsinga définit le dernier album d’Altin Gün. Et on serait bien en peine de le contredire.
[extrait d’une chanson]
Poétique, parce que chacun des dix titres de l’album est une reprise revue et augmentée des compositions de Neset Ertas, chanteur folklorique turc, disparu en 2012. Atmosphérique, parce que le groupe maîtrise, toujours avec brio, les accords hypnotiques de baglama et les nappes rétrofuturistes de synthétiseur, même si des inspirations égyptiennes et italiennes sont venues se glisser dans les interstices du luth turc, et même les influences d’un certain Serge Gainsbourg.
« On est assez libres sur nos influences. Elles peuvent venir de n’importe où. Souvent, c’est quelque chose dans un disque qui nous plaît et on l’incorpore. C’est ce qui s’est passé avec les violons. Ils nous ont été inspirés par l’histoire de Melody Nelson. »
Privés de leur chanteuse historique, les cinq membres d’Altin Gün n’ont pas tout à fait perdu leur voix. Simplement, ils ont appris à faire chanter un peu plus encore leurs instruments.
[extrait d’une chanson]
Altin Gün, ce groupe de rock aux origines turques, en concert, ce soir, à Paris. Merci, Léa Boutin-Rivière.
À la page culture, 30 millions d’euros. C’est la somme d’argent qu’a déboursée, qu’a dépensée l’Italie pour acheter un tableau. Et pas n’importe lequel, à ce prix-là. C’est un tableau du Caravage, célèbre peintre italien du XVIᵉ siècle. Le chef-d’œuvre représente un portrait, celui du futur pape Urbain VIII, lorsqu’il avait une trentaine d’années. « C’est l’un des investissements les plus importants pour l’achat d’une œuvre d’art en Italie », a indiqué le ministère de la Culture. Enfin, ce portrait fera, désormais, partie de la collection permanente du palais Barberini ; c’est à Rome.
Et puis, enfin, au Congo-Brazzaville. Le président de la Fecafoot, Jean-Guy Blaise Mayolas, a été condamné, ce mardi matin, par la cour criminelle de Brazzaville à la prison à perpétuité – la prison à vie –, accusé de détournement de fonds, de faux et usage de faux. L’affaire remonte à la période Covid-19. Ce sont des fonds, de l’argent alloué par la FIFA – la Fédération internationale de foot – qui auraient été détournés. Une affaire qui porte sur plus d’1 million de dollars. Jean-Guy Blaise Mayolas, qui n’a pas assisté à son procès, peut encore faire appel de cette condamnation.
Toutes ces informations sont à retrouver quand vous le souhaitez sur notre site internet.
Le Journal en français facile est à retrouver en direct, du lundi au vendredi, 16 heures temps universel, sur votre radio mondiale.