Donald Trump s’est entretenu avec Vladimir Poutine pour évoquer les conflits en cours, en natamment celui qui ravage l’Ukraine depuis février 2022. À la suite de cette discussion, le président américain a indiqué qu’il envisageait de lever certaines sanctions sur le pétrole russe, afin de soulager les consommateurs américains qui ont vu le prix à la pompe grimer en flèche aux cours des derniers jours.

Aux Pays-Bas, les services de sécurité ont indiqué que des hackeurs russes avaient utilisé des techniques d’hameçonnage pour tenter de cibler plusieurs entreprises à travers le monde, ainsi que « des dignitaires, des militaires et des fonctionnaires », mais aussi des personnalités des médias.

Trump n’exclut pas d’alléger les sanctions contre la Russie

Le président ⁠américain Donald Trump étudie un ensemble de mesures destinées à ⁠enrayer la flambée des prix mondiaux du ‌pétrole en marge de ‌la guerre en Iran, envisageant d’assouplir les sanctions pétrolières visant la Russie et de recourir aux réserves stratégiques de pétrole, ‌ont rapporté lundi 9 mars 2026 plusieurs personnes informées de ⁠la question.

Alors que la guerre déclenchée par la campagne militaire des États-Unis et d’Israël en Iran, qui a répliqué par des attaques à travers la région, est entrée lundi dans son ‌dixième jour, les discussions actuelles à la Maison blanche reflètent l’inquiétude que le bond des prix du pétrole pèse sur les entreprises et les consommateurs américains.

S’exprimant lundi au cours d’une conférence de presse en Floride, le président américain a déclaré que son administration levait des sanctions contre certains pays dans le cadre d’efforts pour stabiliser le marché pétrolier.

« Nous avons des ‌sanctions contre certains pays. Nous allons retirer ces sanctions jusqu’à ce que le détroit (d’Ormuz) » soit utilisable, a-t-il dit, refusant de donner des ‌précisions.

Assouplir les sanctions américaines contre la Russie pourrait permettre d’accroître les livraisons mondiales de pétrole, alors que l’acheminement d’or noir depuis les pays du Golfe est perturbé par la guerre.

Mais ‌cela pourrait également avoir pour conséquence de nuire aux efforts destinés à assécher les revenus de Moscou, à même alors de financer son effort ⁠de guerre ⁠en Ukraine.

Trump et Poutine ont évoqué les guerres au téléphone

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump ont évoqué lundi lors d’une conversation téléphonique « franche et constructive » la guerre en Iran et celle en Ukraine, a annoncé le Kremlin.

« L’accent a été mis sur la situation autour du conflit avec l’Iran et sur les négociations bilatérales en cours avec la participation de représentants des États-Unis sur le règlement de la question ukrainienne », a indiqué Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, cité par les agences de presse russes.

Selon M. Ouchakov, cet appel téléphonique qui a duré environ une heure, le premier entre les deux dirigeants depuis décembre 2025, a été organisé à l’initiative de Washington pour « discuter d’une série de questions extrêmement importantes liées à l’évolution actuelle de la situation internationale ».

« La conversation a été sérieuse, franche et constructive », a poursuivi le conseiller russe, sans toutefois dévoiler la teneur exacte des échanges.

Selon lui, le président russe a plaidé lors de cet échange en faveur d’un « règlement politique et diplomatique rapide du conflit iranien », Téhéran étant un proche allié de Moscou.

Sur l’Ukraine, Vladimir Poutine a fourni à son homologue américain « une description de la situation actuelle sur la ligne de contact, où les troupes russes progressent avec beaucoup de succès », a expliqué M. Ouchakov.

M. Poutine a également « évalué positivement les efforts de médiation entrepris » par Donald Trump pour tenter de trouver une issue diplomatique à la guerre en Ukraine, après plusieurs sessions de pourparlers qui n’ont jusqu’à présent pas abouti à une cessation des hostilités.

Cyberattaques russes

Des pirates informatiques russes ont lancé une campagne de cyberattaques mondiale ciblant les comptes WhatsApp et Signal, ont déclaré les services de renseignement néerlandais le 9 mars. Une information relayée par le média Kyiv Independent .

« Des pirates informatiques de l’État russe sont engagés dans une vaste campagne cybernétique mondiale visant à accéder aux comptes Signal et WhatsApp appartenant à des dignitaires, des militaires et des fonctionnaires », a déclaré le Service général de renseignement et de sécurité des Pays-Bas (AIVD) dans un communiqué.

Les services de renseignement néerlandais ont indiqué que la campagne visait des employés du gouvernement et pourrait également viser d’autres personnes d’intérêt pour le gouvernement russe, notamment des journalistes.

Des techniques d’hameçonnage auraient été utilisées pour persuader les utilisateurs de divulguer leurs codes de vérification de sécurité et leurs mots de passe dans les discussions de groupe, leur permettant ainsi d’accéder à leurs comptes personnels et aux discussions de groupe.

« Les pirates informatiques russes ont vraisemblablement obtenu l’accès à des informations sensibles », ont déclaré l’AIVD et le service néerlandais de renseignement et de sécurité militaire (MIVD) dans un communiqué conjoint.

Signal a reconnu l’existence de ces signalements dans une publication sur les réseaux sociaux, indiquant être au courant d’attaques de phishing ciblées ayant entraîné la prise de contrôle de certains comptes.

« Nous avons pris connaissance des récents rapports faisant état d’attaques de phishing ciblées ayant entraîné la prise de contrôle des comptes de certains utilisateurs de Signal, y compris des responsables gouvernementaux et des journalistes », a déclaré l’entreprise. « Nous prenons cela très au sérieux. »

Signal a souligné que ses systèmes de cryptage n’avaient pas été compromis. « Pour être clair : le chiffrement et l’infrastructure de Signal n’ont pas été compromis et restent robustes », a déclaré la société, ajoutant que les attaques reposaient sur des « campagnes d’hameçonnage sophistiquées conçues pour inciter les utilisateurs à partager des informations ».

Les services de renseignement néerlandais ont également indiqué que la campagne n’avait pas exploité de failles techniques dans les applications de messagerie elles-mêmes. « La campagne russe n’exploite aucune vulnérabilité technique des services de messagerie », ont déclaré les agences. « Les attaquants utilisent plutôt à des fins malveillantes des fonctionnalités de sécurité légitimes des applications. »