La Ville de Zurich a décidé de vérifier l’ensemble de ses baux de location existants et serre la vis face à la pénurie de logements. Les locataires, notamment les personnes seules, qui bénéficient de trop d’espace devront ainsi déménager.

Nulle part en Suisse la pénurie de logements n’est aussi aiguë qu’à Zurich. Dans toute la ville, il ne restait que 235 logements vides au 1er juillet 2025. Cela correspond à un taux de logements vacants de 0,1%, soit la valeur la plus basse de toute la Suisse.

Pour cette raison, la Ville de Zurich a déjà édicté en 2019 des règles pour la location de ses propres logements. Un exemple: les biens immobiliers doivent être occupés de manière appropriée. Un appartement de quatre pièces devrait ainsi accueillir au moins trois personnes.

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Et la Municipalité resserre encore la vis. Après une période de transition de cinq ans, elle contrôle désormais si ces règles sont respectées par les locataires existants. Jusqu’à présent, elle n’appliquait les ordonnances qu’aux nouveaux baux de location.

Le contrôle de plus de 1000 logements

Dans un premier temps, la Ville veut s’attaquer de manière conséquente aux infractions à l’obligation de résidence. Et elle dirige son attention sur les logements fortement sous-occupés. Actuellement, 1100 logements municipaux sont considérés comme sous-occupés. Environ 150 d’entre eux le seraient gravement, précise Kornel Ringli, des Biens immobiliers de la Ville de Zurich: « Ce sont des logements où l’occupation minimale est inférieure de deux personnes. »

Si quelqu’un habite un appartement de quatre pièces seul, la personne concernée est informée par écrit et invitée à prendre des mesures. S’il n’est pas possible d’augmenter le taux d’occupation du logement, il faut alors rechercher un nouvel appartement. Il n’est donné congé aux locataires fautifs qu’en dernier recours. Kornel Ringli précise qu’un logement de remplacement leur est proposé auparavant. « Ils peuvent pour cela remplir un formulaire d’échange et indiquer leurs souhaits, par exemple concernant le quartier d’habitation et le loyer. »

La vérification des locataires est laborieuse et prend du temps, poursuit Kornel Ringli. C’est pourquoi les mesures en cours concernent pour l’instant 150 appartements. Les 1000 logements sous-occupés restants seront vérifiés dans un deuxième temps.

Un procès a retardé la mise en œuvre

Les contrôles stricts des locataires ne sortent pas de nulle part. Ils avaient déjà été annoncés en 2019, mais une période de transition de cinq ans était en vigueur ces dernières années, durant laquelle les locataires pouvaient prendre des mesures eux-mêmes, comme chercher un nouveau logement.

L’introduction des contrôles a aussi été retardée par un procès. La locataire d’une maison municipale de six pièces s’est défendue contre l’ordonnance municipale jusqu’au Tribunal fédéral. La Ville a finalement obtenu gain de cause l’an dernier.

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Katrin Oller (SRF)/ain