La Poste a réalisé un bénéfice consolidé de 315 millions de francs l’an dernier, en baisse de 20 millions en comparaison annuelle. Le résultat d’exploitation a lui reculé de 82 millions, pour s’établir à 332 millions.

Ce résultat a été soutenu par le succès commercial de Postfinance. Sans cette contribution, le résultat d’exploitation du groupe serait « tout juste dans le vert », explique le directeur général de la Poste Pascal Grieder, cité dans un communiqué publié jeudi.

« La baisse continue des volumes de courrier (-4,2%) impacte négativement les résultats financiers », a ajouté le responsable des finances Alex Glanzmann. Le chiffre d’affaires dans ce domaine a diminué de 85 millions de francs.

Pour la première fois depuis la pandémie, le nombre de colis a progressé (+3,7%). « La tendance à long terme des colis en ligne continue », a-t-il commenté. En 2025, ce sont 4,5 millions d’envois qui ont été expédiés par voie numérique (+60%).

Pour avoir une marge de manoeuvre, « il faudra augmenter les prix à un moment donné », a déclaré Pascal Grieder, sans indiquer le moment ni le montant.

Croissance organique

La Poste renforcera ainsi son activité dans les domaines de la logistique, de la communication, de la mobilité et des services financiers. Elle misera en premier lieu sur une croissance organique ciblée sur ces marchés clés plutôt que sur des acquisitions.

« Nous voulons augmenter la contribution de notre secteur des colis aux bénéfices, accélérer la croissance des opérations de placement et veiller à ce que les clients utilisent plus fréquemment les prestations de la Poste à l’avenir », détaille Pascal Grieder.

La Poste entend maintenir son réseau d’environ 2000 filiales à un niveau constant et en exploiter elle-même 600. Pour assurer un service universel viable, le géant jaune devra continuer à prendre des mesures tarifaires et à réduire ses coûts. D’ici 2030, les processus seront simplifiés dans les unités internes afin de gagner en rapidité.

ats/jfe