Très affaibli sur le plan de la santé, l’homme de 65 ans menait une vie de plus en plus isolée. Endetté, il disposait d’un curateur pour les questions administratives.

L’incendiaire présumé se méfiait de l’Etat, qu’il accusait de le persécuter au lieu de «s’occuper des étrangers». Il était cependant décrit par ses voisins comme quelqu’un d’aimable et non agressif. Tel n’était pas le diagnostic de l’hôpital de Berne, qui le considérait comme dangereux selon les informations de CH Media. L’établissement, où l’homme de 65 ans se trouvait en raison d’un problème physique, avait averti la police au sujet du patient en fuite.

Selon des informations de Tamedia, il s’était ensuite rendu de sa propre initiative à l’hôpital d’Aarberg. Les vérifications de la police avaient toutefois conclu que l’homme ne représentait aucun danger. L’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte de Berne Seeland a quant à elle indiqué à Tamedia que le risque d’automutilation ou de danger pour autrui n’avait jamais été détecté non plus.