Margaux Spitzer, la compagne d’Éric Levallois, est franco-américaine, fille de Craig Spitzer, 2,15m, basketteur de la NBA qui évoluait au poste de pivot chez les Chicago Bulls ! Partie passer trois semaines aux États-Unis lorsqu’elle avait 19 ans, elle y est finalement restée une vingtaine d’années. La jeune femme s’est lancée dans le commerce des chevaux, de petits jobs lui permettant d’acheter ses premières recrues. Elle a réussi à établir au fil du temps un solide réseau pour son entreprise Papillon Sales Horses. Margaux et Éric vendent certes aux USA, mais ils ont surtout développé une activité de location de chevaux par l’intermédiaire des coachs qui, outre-Atlantique, encadrent les amateurs fortunés. Ils restent donc propriétaires des montures de saut d’obstacles ou de hunter même si certains contrats comportent des options d’achat. L’idée, que l’on pourrait comparer prosaïquement à une location de voiture de longue durée, est excellente et correspond à une réelle demande. Elle permet aussi de contourner l’écueil de la visite vétérinaire, une étape devenue tellement difficile à franchir et qui fait capoter un gros pourcentage des ventes. « Pour la clientèle américaine, il faut des chevaux routinés, beaux et braves, avec une bonne visite vétérinaire tout de même, explique Éric Levallois. Inutile de proposer un cheval compliqué ou qui s’arrête ! La demande est énorme pour louer des chevaux de hunter ou de CSO destinés à des épreuves de 120, 130, 140 cm… Pour schématiser, il faut un cheval de 140 pour faire des épreuves à 120 et l’argent n’est pas un problème. La location est assortie d’un cahier des charges précis, tout est programmé, notamment le suivi vétérinaire. » Une vingtaine de chevaux « de Beaufour » ont ainsi pris l’avion, Margaux Spitzer gérant tout l’aspect administratif, touffu notamment pour les juments et les entiers. Avec Éric, ils sont partis aux États-Unis cet automne pour un road-trip de trois semaines de la côte est à la côte ouest afin de rencontrer leurs clients et d’assurer le service après-vente. Ils ont eu le plaisir de revoir Dynastie de Beaufour à Wellington… mais aussi d’assister à des rodéos de taureaux, une passion méconnue d’Éric Levallois ! « C’est un spectacle qui me fascine ! Nous avons même assisté à la finale du championnat du monde à Las Vegas ! »