Le Conseil fédéral s’est penché sur un sujet hautement sensible ce vendredi: la franchise minimale de l’assurance maladie. Le projet mis en consultation jusqu’au 22 juin répond à la motion de la conseillère aux Etats Esther Friedli (UDC/SG), acceptée par le parlement il y a un an. Sans surprise, le gouvernement propose un relèvement de ce seuil et l’assortit d’un mécanisme complexe. Pour bien comprendre le raisonnement, il faut se plonger dans le rapport explicatif.

Jusqu’ici, la franchise minimale était simple: un montant connu de tous, fixé politiquement et relativement stable dans le temps. Le Conseil fédéral n’en veut plus et propose une modification profonde de cette logique. La réforme de la loi fédérale sur l’assurance maladie (LAMal) prévoit bien d’augmenter la franchise minimale de 300 à 400 francs, mais elle permettrait également d’introduire un mécanisme d’adaptation automatique lié à l’évolution des coûts de la santé. Un changement qui risque de transformer un dispositif simple en une véritable boîte noire pour les assurés.