« Notre plan économique est le bon, mais je sais qu’il reste encore du travail à faire », a réagi dans un communiqué la ministre des Finances Rachel Reeves, disant bâtir « une économie plus forte et plus sûre » dans « un monde incertain ».

Le gouvernement travailliste du Premier ministre Keir Starmer, qui a fait de la croissance sa priorité, peine à remplir son objectif, confronté depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2024 à la guerre commerciale de Donald Trump et désormais aux risques engendrés par le conflit au Moyen-Orient.

L’Office for Budget Responsibility (OBR), qui établit les prévisions économiques officielles du Royaume-Uni, a récemment revu à la baisse ses attentes pour l’année en cours: il n’envisage désormais plus qu’une croissance de 1,1%.

« La situation géopolitique a explosé en quelque chose qui pourrait encore davantage menacer les perspectives », souligne en outre Lindsay James, analyste chez Quilter.

« Le baril de pétrole est désormais à 100 dollars, et avec l’Iran promettant d’infliger une douleur maximale sur le plan économique, ce prix pourrait facilement grimper », ajoute-t-elle.

Rachel Reeves a concédé en début de semaine que la guerre au Moyen-Orient risquait « d’exercer une pression à la hausse sur l’inflation dans les mois à venir », même si l’impact économique du conflit dépendra « de sa gravité et de sa durée ».