Emmanuel Macron insistait lourdement ce lundi 9 mars sur le fait qu’il n’avait décidé de se positionner au Moyen-Orient que dans un cadre strictement «défensif». Il s’exprimait depuis le porte-avions Charles de Gaulle, navire en partance pour le détroit d’Ormuz. Sa puissance et sa présence militaire semblent cependant devoir, comme redouté, impliquer la France davantage qu’elle ne le voudrait. Le pays est surtout présent dans la région via des alliances défensives avec les pays du Golfe et des actions antiterroristes de l’opération «Chammal» depuis les attentats de l’Etat islamique des années 2010.

Dernière escalade en date: on a appris dans la nuit de jeudi à vendredi qu’un soldat français avait perdu la vie à la suite d’une attaque de drones dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien. Il s’agit du premier décès français depuis le début de cette nouvelle guerre. Cet événement, qui a par ailleurs blessé six de ses compatriotes qui seront rapatriés dans leur pays, aurait eu lieu sur une unité antiterroriste formant des Kurdes dans le cadre de la coalition internationale antidjihadiste. «Cette attaque contre nos forces engagées dans la lutte contre Daech depuis 2015 est inacceptable. Leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme. La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques», a tweeté Emmanuel Macron.