Le 14 février dernier, nous pénétrons, à Rennes (Ille-et-Vilaine), dans la salle du Liberté afin de passer une Saint-Valentin un peu spéciale avec Fabrice Éboué. Grand rideau rouge, projection de lumières sur le drapé… « J’ai essayé de recréer une scène de théâtre parce que j’aime ce dépouillement et j’aime le théâtre », nous explique plus tard l’humoriste.

Discret dans les médias, cet amoureux de gastronomie, de littérature et de basket les consulte pourtant quotidiennement. Rien d’étonnant donc, à ce que son cinquième one man show aborde de plein fouet les sujets brûlants de l’actualité.

Dont l’affaire Gisèle Pelicot, qu’il rejoue en dézinguant les agresseurs de la septuagénaire. « Ce qui m’intéressait dans cette affaire, c’était surtout de pouvoir faire un pont avec Gérard Miller », le psychanalyste et ex-chroniqueur télé accusé d’agressions sexuelles par vingt-sept femmes et mis en examen pour viols. Un « [Dominique] Pelicot bio » comme il l’appelle, qu’il a côtoyé durant quelques années à la radio dans On va se gêner sur Europe 1.

Dans toutes les thématiques de ses spectacles, Fabrice Éboué laisse infuser son histoire personnelle, sans jamais sombrer dans l’egotrip. « J’essaie de parler de moi pour mieux parler du monde dans lequel je vis. Mais mon…