One FM souffle ses trente bougies. Pour célébrer cet anniversaire, l’équipe de la radio privée genevoise a réalisé un marathon radiophonique de trente heures de direct. L’aventure, lancée jeudi à 6h00, s’est achevée le lendemain à midi.
Pendant ces 30 heures, quatre animateurs et animatrices ont assuré l’antenne sans interruption. Durant toute l’opération, les coulisses de cette émission spéciale ont été partagées en direct sur les réseaux sociaux de la radio.
Pour marquer ces trois décennies, One FM s’est lancé à la poursuite d’activités inspirées de l’esprit des fêtes d’anniversaire. Les animateurs se sont ainsi rendu au bowling, ont fait de la conduite sur simulateur, ont participé à une boum et sont allés manger chez un auditeur. Une virée en boîte de nuit et un passage chez un boulanger étaient également au programme.
Contenu externe
Ce contenu externe ne peut pas être affiché car il est susceptible de collecter des données personnelles. Pour voir ce contenu vous devez autoriser la catégorie Réseaux sociaux.
Accepter Plus d’info
« Vent de fraîcheur »
One FM émettait pour la première fois en région genevoise le 15 mars 1996. « Le pari de One FM, c’était d’amener un vent de fraîcheur dans un milieu dans lequel les radios locales privées étaient des radios très institutionnelles, d’amener quelque chose de différent, un peu plus axé pour les jeunes. Et puis de venir un peu secouer le cocotier de la bande FM, genevoise notamment », explique son directeur Lionel Demander dans l’émission Forum.
La radio privée a dû se démarquer pour se faire une place dans le paysage radiophonique romand. « Je pense que c’est aussi ce qui a créé une certaine force chez One FM: les autres radios nous voyait comme un ovni qui ne durerait qu’une année », relève Lionel Demander. « Ce qui a été assez intéressant, c’est de créer des nouveaux concepts, de nouveaux formats à proposer à des clients ».
Défis commerciaux
Le directeur, qui travaille pour One FM presque depuis le début, reconnaît toutefois que faire vivre un média privé dans une région aussi petite que la Suisse romande représente un défi. « C’est très difficile », admet-il. « Ça l’est encore plus depuis la pandémie, où nous avons enchaîné le Covid-19 puis quelques crises mondiales, puisque nous ne touchons aucun centime de la part de redevance pour les radios qui sont diffusées depuis l’arc lémanique, contrairement à d’autres radios privées qui sont dans des zones moins peuplées ».
Afin de survivre commercialement, One FM a « créé un pool », explique Lionel Demander. La radio fait désormais partie de Media One Group, qui a notamment aussi dans son giron Radio Lac, Rouge FM et LFM. En raison de la baisse des rentrées publicitaires, le groupe avait dû licencier une dizaine d’employés en 2025. One FM compte actuellement une quinzaine de collaborateurs.
Propos recueillis par Renaud Malik
Adaptation web: Emilie Délétroz