Dimanche soir, Nathalie Saint-Cricq a comparé le candidat UDR à Benito Mussolini en plein direct sur franceinfo, pensant que son micro était coupé. Elle a depuis été sanctionnée par France Télévisions.

Tous les coups sont permis pour Christian Estrosi, plus que jamais en danger pour sa réélection. Le maire sortant est arrivé loin derrière (30,92%) son rival de toujours Éric Ciotti (43,43%) lors du premier tour des municipales. Au lendemain du scrutin, il s’en est pris – une nouvelle fois – à son adversaire en apportant son soutien à Nathalie Saint-Cricq, la journaliste et éditorialiste suspendue par France Télévisions pour avoir comparé Éric Ciotti à «Benito» Mussolini.

«Cette suspension est honteuse», a pesté le candidat Horizons dans les commentaires d’une publication Instagram du Figaro qui relayait la suspension de la journaliste du service public. «Elle a parlé vrai !», estime surtout Christian Estrosi, sans filtre.

Pour Christian Estrosi, Nathalie Saint-Cricq dit «vrai».
Instgram / Le Figaro


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«Manque de discernement»

Dimanche soir, Nathalie Saint-Cricq a comparé le candidat UDR à Benito Mussolini en plein direct sur Franceinfo, pensant que son micro était coupé. La chaîne s’apprêtait à retransmettre le discours d’Éric Ciotti. «On va écouter en direct Éric Ciotti, en tête à Nice», lance la présentatrice, Myriam Encaoua. À peine a-t-elle le temps de terminer sa phrase que l’on entend chuchoter Nathalie Saint-Cricq : «Alias Benito».

La séquence est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, obligeant le compte officiel de franceinfo à présenter ses excuses. À l’antenne, Nathalie Saint-Cricq a également pris la parole : «Je voulais présenter mes excuses à monsieur Ciotti. J’ai tenu tout à l’heure à l’antenne, juste avant son intervention, des propos qui étaient inappropriés et déplacés qui relèvent d’un manque de discernement de ma part. Donc je présente mes excuses ainsi qu’aux téléspectateurs.»

Face à la polémique, Nathalie Saint-Cricq a été sanctionnée par la direction de France Télévisions. Le nouveau patron de l’information a décidé de la retirer de l’antenne jusqu’à dimanche inclus, la privant ainsi de couvrir le second tour des municipales.