Spécialiste des têtes couronnées, présentateur télé à succès notamment à travers l’émission Secrets d’Histoire, acteur à ses heures et même danseur amateur dans la dernière édition de Danse avec les stars… Stéphane Bern multiplie les casquettes auxquelles s’ajoute depuis peu celle d’élu de la République. Il participait en effet au premier tour des élections municipales de dimanche 15 mars 2026 à Thiron-Gardais dans l’Eure. Et le résultat est sans appel.
Stéphane Bern n’ambitionnait pas de devenir maire, mais il était en revanche inscrit comme conseiller municipal en cinquième position de la liste sans étiquette d’Amadys Henocq-Castanier. Liste qui a obtenu 100 % des suffrages exprimés. Il faut dire que, comme dans plus de deux communes françaises sur trois, une seule liste avait pu être constituée.
Stéphane Bern veut défendre sa commune et la ruralité
Cette absence de concurrence se retrouve beaucoup dans les petites villes et villages de France où il peut être difficile de trouver suffisamment de candidats. Malgré cette absence totale de suspense, près de la moitié des 725 inscrits (pour un peu moins de 1 000 habitants) ont fait le déplacement. 683 ont glissé un bulletin valable dans l’urne, les votes blancs et nuls n’étant pas comptabilisés dans le résultat final.
Stéphane Bern et son compagnon Yori Baillères résident depuis près de 5 ans dans cette commune du Perche où il a acquis l’ancien collège royal et militaire, rappelle Le Parisien. En 2021, il avait décidé de quitter Paris pour s’y installer. En 2024, la démission du maire avait conduit à l’organisation d’une élection municipale partielle et complémentaire. Avec deux autres habitants, Stéphane Bern avait alors accepté de se présenter. À l’époque, son nom n’avait cependant obtenu « que » 97,3 % des voix. Il faut dire qu’il était encore possible pour les électeurs de rayer un nom sur la liste, ce qui n’est plus autorisé depuis 2025.
Lors de sa première élection, Stéphane Bern avait expliqué qu’il était déjà engagé dans la vie de la commune. Il souhaitait que sa popularité puisse contribuer « à défendre le patrimoine de la commune qui est très endettée… Il faut redresser les finances et se battre pour défendre le maillage territorial, la ruralité », expliquait-il.