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«Allons voir/Ce que la vie nous réserve/Ce que la vie nous réserve/N’ayons peur de rien.» Le refrain si beau, si résolu du groupe Feu! Chatterton et de son chanteur Arthur Teboul sied à Lou Colombani. En cette fin d’après-midi, le ciel vire de bord et la nouvelle directrice du Pavillon ADC à Genève décline sa passion d’une danse où le cadre n’est jamais certain, où la présence d’un corps compte davantage que sa prouesse, où un aveu de fragilité est une audace et un espoir de lendemains moins barbares.
Lou Colombani était destinée à l’Association pour la danse contemporaine, cette institution qui voit le jour en 1986 sous l’impulsion de la chorégraphe Noemi Lapzeson et qui, grâce à ses directeurs successifs, Claude Ratzé et Anne Davier, a favorisé l’extraordinaire essor d’un art par nature sans visa ni frontières. A Marseille où elle a longtemps vécu, cette mère de famille créait en 2006 Parallèle, structure pluridisciplinaire qui révèle et accompagne des talents impatients. Elle avait alors 26 ans et des élans d’Arlequin, sur les planches où elle a été comédienne, à l’Université d’Aix-en-Provence où elle obtient un master en dramaturgie et en écritures scéniques. Pendant vingt ans, à l’enseigne de Parallèle, elle sera l’aiguilleuse des desperados du mouvement et de l’image.