L’encre de l’histoire est à peine sèche que Tanguy Nef porte déjà son regard sur un nouveau chapitre. Sacré champion olympique du combiné par équipes, le skieur genevois de 29 ans refuse de se reposer sur ses lauriers avant le slalom de lundi et escompte bien ajouter une nouvelle ligne à son palmarès. En lettres d’or.

Ce moment de grâce absolue et cet instant précieux, où « les planètes se sont vraiment alignées », l’ont ouvert à une sensation si folle qu’il peine encore à en saisir la portée: « Si quelqu’un m’appelle champion olympique dans la rue, je ne pense pas que je me retourne ». Loin d’être grisé par l’ivresse des sommets, il s’efforce de « redescendre sur terre » et n’oublie pas que la manche parfaite est rare.

Nef espère pouvoir trouver la même décontraction que von Allmen lundi [KEYSTONE - MICHAEL BUHOLZER] Nef espère pouvoir trouver la même décontraction que von Allmen lundi [KEYSTONE – MICHAEL BUHOLZER]

La plus belle des médailles déjà autour du cou, Nef relèvera ce prochain défi libéré et avec la volonté de savourer le moment, « c’est avec l’envie de prendre plaisir, un peu à l’image de Franjo von Allmen, que je veux aborder cette course ». Il s’élancera du portillon également avec l’humilité qui le caractérise: « chaque course a son histoire. Nous sommes tous des très bons skieurs. J’ai des qualités que d’autres n’ont pas, mais d’autres ont des qualités que je n’ai pas. »

Il pourra néanmoins s’appuyer sur une belle confiance. « Je sais que je suis capable d’aller vite sur cette piste. Je sais donc aussi ce qu’il faut faire, même si ce sera une autre course. Les conditions vont évoluer, les tracés seront différents. Il ne va pas falloir chercher midi à quatorze heures et bien garder la tête sur les épaules. Un slalom peut se perdre en première manche, mais se gagne en deuxième manche. »

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