Après l’accident mortel survenu mercredi à Engelberg sur le domaine skiable du Titlis, Laurent Vaucher, directeur de TéléVerbier, appelle au calme. Invité jeudi de La Matinale, il souligne la rareté de tels drames et insiste sur les nombreux contrôles effectués.
Une personne a perdu la vie mercredi à Engelberg (OW) après le décrochage d’une télécabine huit places de la ligne du Titlis Xpress. Un accident spectaculaire dont les images ont fait le tour du monde.
Le dernier drame similaire impliquant une télécabine en Suisse remonte au 12 juillet 1972, dans le Haut-Valais: le câble tracteur de l’installation reliant Betten à Bettmeralp s’est rompu. La cabine a dévalé vers la station où elle s’est écrasée. Treize personnes ont trouvé la mort dans cet accident. A noter qu’en 2008, à la Petite Scheidegg, dans l’Oberland bernois, un télésiège s’était décroché en raison du vent fort, faisant un mort.
Des événements heureusement « très rares », selon Laurent Vaucher, directeur de TéléVerbier, qui a réagi jeudi matin dans La Matinale de la RTS. « J’aimerais exprimer toutes nos pensées pour la victime et nos collègues d’Engelberg », a-t-il déclaré, se disant « profondément touché et choqué » par cet événement.
>> Revoir le reportage du 19h30 sur l’accident de télécabine à Engelberg :
Un accident de télécabine a causé un mort ce mercredi matin à Engelberg / 19h30 / 1 min. / hier à 19:30 Attendre les conclusions de l’enquête
Interrogé sur les causes possibles de l’accident, le directeur reste prudent. « Il faudra attendre les éléments de l’enquête pour en déterminer vraiment les causes. Aujourd’hui, on n’a pas trop d’éléments en main », explique-t-il.
Plusieurs hypothèses sont évoquées: le vent, un défaut mécanique ou un concours de circonstances. « Nous sommes tous très surpris par ce qui s’est passé », ajoute Laurent Vaucher.
Une « loi des séries » dommageable
Cet accident survient après d’autres incidents dans les stations suisses, notamment à Crans-Montana. « C’est vrai qu’on a une sacrée loi des séries depuis le début de l’année. C’est toujours très dommageable », reconnaît le directeur de Télé-Verbier.
Toutefois, il relativise l’impact sur l’image du secteur et rappelle que ce genre de risque n’est pas propre aux télécabines: « Des accidents se produisent de part et d’autre, que ce soit sur des lignes de chemin de fer, que ce soit sur les autoroutes ou sur les remontées mécaniques. »
Des transports « extrêmement sûrs »
A l’approche du week-end et alors que la saison de ski n’est pas terminée, Laurent Vaucher veut donc rassurer les skieurs. « Il faut avoir confiance dans les sociétés de remontées mécaniques. Nous faisons énormément de travail tout au long de l’année pour ce qui est de la maintenance », insiste-t-il.
Il rappelle les nombreux dispositifs de sécurité en place: systèmes d’exploitation, alarmes en cas de vent fort, fermetures préventives selon les conditions météorologiques. « Ce sont des dizaines de millions de personnes qui sont transportées chaque hiver. Des incidents comme ça sont extrêmement rares », conclut-il.
Le directeur assure que des mesures seront prises si l’enquête le recommande, tout en soulignant que « proportionnellement, par rapport au nombre de personnes transportées, les remontées mécaniques demeurent un transport sûr ».
Propos recueillis par Valérie Hauert
Adaptation web: ther