Il blague sur la raideur des Argentins lorsqu’ils dansent autre chose que le tango, parle des cassettes offertes par sa grand-mère à La Plata tous les mardis, alimentant son appétence pour la musique lorsqu’il avait 8 ans. Il raconte avec émotion comment, à cet âge, il voulait rencontrer Jean-Sébastien Bach pour étudier avec lui, avant de se rendre compte de l’anachronisme, et évoque le garage familial transformé en salon de musique.
Leonardo García Alarcón nous accueille avec sa personnalité chaleureuse à La Cité Bleue, cette salle genevoise qu’il dirige depuis 2023. Chef d’orchestre de la Cappella Mediterranea, il a une énergie débordante et une curiosité aussi vaste que la pampa, ces immenses prairies de son pays d’origine, l’Argentine. Figure incontournable de la musique ancienne depuis deux décennies, défricheur passionné de partitions oubliées, il nous accorde une discussion pleine d’harmonie à quelques jours de la première de Castor & Pollux, production du Grand Théâtre de Genève mise en scène par Edward Clug au Bâtiment des Forces Motrices (BFM).