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Il a acheté le minimum. Un matelas, une gazinière et un frigo. «Il est déjà en panne», souffle Juan Carlos Velazquez. Dans le salon de sa petite maison plantée dans un quartier populaire de Tijuana, ville frontière avec les Etats-Unis, il a installé une table où trônent un micro et une petite table de mixage. «Je fais des vidéos sur TikTok pour un public américain. Maintenant que je suis là, mon audience a changé.» Tout a changé en réalité pour Juan Carlos. De son quotidien avec sa femme et ses trois enfants restés à Riverside, banlieue de Los Angeles qu’il connaît mieux que le Mexique, aux journées passées au volant de semi-remorques à sillonner les routes, de la Floride à Seattle en roulant sur les grandes plaines américaines. Tout a changé depuis ce contrôle inopiné de l’ICE, la police migratoire que redoutent tant les minorités aux Etats-Unis. C’était le 26 décembre dernier. Vingt-quatre ans après avoir traversé la frontière américaine à l’âge de 18 ans, la vie de Juan Carlos a donc basculé le lendemain de Noël.

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