Face à l’essor toujours croissant des plateformes de vente en ligne, les commerces s’adaptent. Le centre commercial de Signy, près de Nyon, vient de faire peau neuve. Pour faire la différence, il mise, comme d’autres, sur les loisirs et l’offre locale.
Le commerce dans l’arc lémanique est fortement sous pression. La force du franc pousse davantage les consommateurs romands vers les achats en ligne et le tourisme d’achat, notamment dans le secteur de l’habillement.
Dans les centres-villes, les détaillants font face à des loyers élevés, mais la concurrence est tout aussi rude pour la soixantaine de centres commerciaux de Suisse romande. Choix a donc été fait de miser sur la gastronomie, les services de santé et l’offre locale afin d’associer toujours plus achats et loisirs.
Le directeur du centre de Signy tout juste rénové, Guillaume Teboul, explique sa stratégie. « On est un lieu qui crée de l’interaction sociale, contrairement au e-commerce. On a créé une place de jeu pour les enfants, car ça manquait. On crée ce genre d’infrastructures pour que les familles s’y sentent bien et viennent », indique-t-il au micro de La Matinale de vendredi.
Fréquentation en légère hausse
Le fonds immobilier d’UBS, propriétaire de ce centre commercial, a estimé qu’il avait assez d’avenir pour y investir 35 millions de francs. Mais rénover ne suffit pas. Les enseignes – de mode notamment – restent centrales.
C’est en effet leur présence qui créée l’affluence dans un centre commercial. Un paradoxe alors que le secteur de la mode est le plus concerné par le e-commerce.
En 2025 la fréquentation du Signy Centre a progressé de 2 à 3% malgré les travaux. Une timide embellie aussi constatée dans d’autres centres commerciaux en Suisse romande.
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Virginie Langerock / juma