La licence Starship Troopers a majoritairement eu de bonnes adaptations en jeux vidéo, à deux exceptions près. Néanmoins, les meilleurs jeux ont toujours été des RTS, donc un FPS qui en vaut la peine était impératif pour les fans de ce genre. Starship Troopers: Ultimate Bug War! est un FPS assez simple, mais qui pourra satisfaire votre envie de buter des insectes. Voici d’ailleurs mon test sur ce titre plutôt intéressant.

TEST - Starship Troopers: Ultimate Bug War!, finalement un bon FPS de la licence

Je suis prêt à me battre!

Développé par Auroch Digital (Warhammer 40’000: Boltgun et Warhammer 40’000: Boltgun 2 parmi tant d’autres), Starship Troopers: Ultimate Bug War! a le même moteur graphique que ses prédécesseurs (une variante du moteur Build), mais n’est pas un Arena Shooter. Chaque carte est une mission contenant des objectifs à remplir dans l’ordre que l’on souhaite. L’histoire se déroule pendant les évènements du film de Paul Verhoeven, mais suit le début de carrière de Samantha « Sammy » Dietz, une soldate de l’Infanterie Mobile du livre de Robert A. Heinlein, Starship Troopers.

TEST - Starship Troopers: Ultimate Bug War!, finalement un bon FPS de la licenceCasper van Dien sera Johnny Rico toute sa vie je crois

La narration est digne de Paul Verhoeven, avec une approche satirique d’une société militariste, où seuls les citoyens ont le droit de vote. La blague étant que seuls ceux qui ont servi dans l’armée ou la flotte spatiale pendant deux ans, peuvent devenir des citoyens et voter. La séquence d’introduction, ainsi que les séquences entre les missions sont toutes en FMV (full motion vidéo), comme dans le temps de Wing Commander III à V, et bien sûr les Command and Conquer. Le côté « nanar » du jeu d’acteur, surtout de Casper van Dien qui incarne le protagoniste du film et du livre Johnny Rico, est à la fois hilarant et gênant. On sent tout de suite un côté maladroit (ou « cringe » comme disent les jeunes) volontaire pour se calquer sur le style que Paul Verhoeven a créé pour le film et Robocop (1987).

Le côté « nanar » des séquences vidéos est à la fois drôle et gênant, dignes du film de 1997

« L’histoire se déroule pendant les évènements du film de Paul Verhoeven »

Un dernier aspect notable pour l’atmosphère du jeu, avant que le carnage ne commence, est le jeu en lui-même et sa représentation dans l’histoire. Starship Troopers: Ultimate Bug War! est en réalité un outil de propagande pour les mineurs, afin de les encourager à rejoindre la Fédération lorsqu’ils auront leur majorité. La protagoniste Samantha Dietz est la personnalité choisie par la Fédération, pour mener une propagande de recrutement basée sur sa carrière avant de devenir Major. Cette propagande se manifeste en la présentant comme une machine de guerre, capable de tout tuer sur son passage, et qui n’a bien sûr pas peur de se faire violemment déchiqueter par des insectes hauts de 3 mètres.

Général Johnny Rico et Major Samantha Dietz sont fiers du joueur, qui a su montrer son patriotisme, en jouant à un jeu vidéo

Engagez-vous!

Le joueur parcourt une série de missions sur des cartes prédéfinies, et remplit les missions dans l’ordre qu’il veut. L’histoire générale est très superficielle, et sert uniquement à une excuse de se rendre à différentes planètes aux biomes variés, et exterminer des insectes géants. Le joueur est confronté à des centaines d’insectes de tailles et compétences variées, tous tirés de différentes sources: Le film de 1997, les deux navets cinématographiques qui l’ont suivi, ainsi que les RTS et FPS qui ont précédé Starship Troopers: Ultimate Bug War!

Exterminer des hordes d’arachnides n’est jamais lassant

Les outils de destruction sont divers et variés, allant des fusils d’assaut « Morita » emblématiques de la licence, et ses variantes, jusqu’aux fusils à pompe, canons plasma et lance-flamme. Il y a également des « super armes » sous forme de sac à dos qui peuvent déployer de l’artillerie, du napalm, une couverture aérienne ou encore un exosquelette. La munition est limitée, mais toujours disponible en appelant des capsules de secours sur le terrain. Ces capsules ont un contenu varié. On n’est donc jamais désarmé bien qu’elles n’offrent pas forcément les munitions de nos armes actuelles.

Quel jeu Starship Troopers n’a pas une séquence de défense, avec une horde insurmontable en approche?

Retour du FMV

Les armes sont variées, la violence gratuite est gratifiante et les objectifs des missions sont… basiques, mais fonctionnels. Il est vrai que l’attrait du jeu est majoritairement l’euphorie de massacrer des insectes géants et qu’ils explosent en morceaux, mais je suis resté sur ma faim par rapport au scénario. Les séquences en FMV sont drôles, et les combats sont viscéraux. La musique n’est malheureusement pas celle emblématique du film de 1997 (composée par Basil Poledouris), mais reste dans le même ton: militarisée et avec beaucoup de cuivres. J’estime qu’un jeu avec la même esthétique du film devrait essayer d’avoir les droits de mettre cette magnifique musique, mais je ne sais pas combien ça aurait coûté. Peut-être qu’ils n’avaient pas le budget pour engager Casper van Dien et avoir la licence de la musique.

Bien que simpliste, le gameplay est amusant et les thèmes rendent hommage à leur source

Le jeu est court, même cruellement court. La campagne principale peut se terminer en six heures, avec des options pour la rejouer avec une difficulté plus élevée, ainsi que de jouer des cartes uniques en y incarnant une unité d’élite des Arachnides. Heureusement, l’éditeur a justement compris que demander plus d’une vingtaine de francs serait du vol.

Die less, Score more

De sages paroles

Starship Troopers: Ultimate Bug War! est un FPS qui ne cherche pas plus que d’être une expérience viscérale en exterminant des insectes géants. Le premier FPS Starship Troopers (2005) avait essayé, mais était une catastrophe dans l’exécution (bien qu’il reste un plaisir coupable pour moi). Heureusement, nous pouvons maintenant dire qu’il existe un bon FPS Starship Troopers, qui a su garder son humour noir sur la militarisation totalitaire. Pour une vingtaine de francs, vous pouvez faire pire, mais sachez qu’une fois terminé, vous n’y retournerez sûrement plus.

Note générale : 7/10

Disponible depuis le 16 mars 2026 sur PC, Xbox Series X/S, PlayStation 5 et Nintendo Switch 2 pour environ CHF 20.-