Danseur amateur un soir par semaine sur une chaîne privée, Stéphane Bern n’envisage pas pour autant de quitter France Télévisions pour TF1. Une première chaîne qu’il connaît pourtant bien, puisqu’il y a animé plusieurs émissions entre 1994 et 2003, telles que « Sagas ». « Ce n’est pas parce que je vais dîner sur TF1 que je déménage », plaisante-t-il.

Stéphane Bern à propos de Danse avec les Stars: « Je me suis engagé à fond cherchant en moi les ressources de m’entraîner près de six heures par jour »

Il ajoute : « Je suis attaché au service public qui est aujourd’hui décrié, qui a des difficultés financières, et qui est pourtant utile. Est-ce qu’on me laisserait faire des émissions d’histoire et de patrimoine en première partie de soirée sur une chaîne privée ? Je n’en suis pas sûr ». Sans rancune donc, avec son employeur principal. « J’ai vu les dirigeants qui m’ont dit, « On a besoin de vous, on compte sur vous. » On m’envoie même des messages pour m’encourager ».

Yori, le garde-fou de Stéphane Bern

Des programmes télé variés tout au long de l’année, des chroniques royales pour Paris Match, des rendez-vous réguliers à la radio, la Mission Patrimoine et son Super Loto, la restauration de son Collège Royal et Miliaire de Thiron-Gardais, les invitations aux événements mondains entre Vienne, Monaco et l’Elysée… L’agenda de Stéphane Bern est millimétré. « Il y a aussi des inaugurations de sites et monuments que j’ai contribué à restaurer, les sacs de courrier auquel je prends le temps de répondre… Mais je suis organisé. Certaines personnes aiment avoir une routine, moi non. Chaque jour est différent », explique-t-il.

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Pour autant, ce touche-à-tout s’appuie sur ses « garde-fous » pour faire le tri dans toutes les propositions qu’il reçoit, que ce soit son assistante ou son compagnon Yori. « Pendant très longtemps je n’ai pas su dire non, mais je commence enfin à apprendre. J’ai une obsession dans la vie, c’est me regarder dans la glace le matin et ne pas avoir à rougir de ce que je fais. Je pense que c’est une bonne boussole dans la vie. Quand vous êtes dans la vitrine, vous devez être irréprochable ».

Un sens des responsabilités et de l’exemplarité qu’il doit à son éducation. « J’ai une colonne vertébrale. Elle m’est utile pour danser, pour me comporter, me diriger dans la vie. Comme me dit Calisson, il faut avoir un fil qui te tend vers le haut et te tenir droit. Plus qu’une posture, c’est un état d’esprit ».

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