Après l’assassinat des chefs de clans de la pègre parisienne, pour qui elles travaillaient, les Furies n’ont plus le choix : elles doivent se ranger sous les ordres de Damoclès, une organisation paramilitaire mystérieuse, au risque de disparaître à leur tour. Mais pour ces gardiennes de l’ordre du crime organisé, hors de question d’accepter sans réagir, sans se battre.

Dans la deuxième saison de Furies, disponible sur Netflix, Selma (Marina Foïs) et Lyna (Lina El Arabi) unissent leurs forces contre Damoclès et lancent la Résistance. Moins efficace que la première saison, Furies : Résistance n’en reste pas moins percutante, tant dans son intrigue que dans sa réalisation. À condition, évidemment, d’apprécier les scènes sanglantes, les trahisons et les armes à feu.

Pourquoi Selma décide-t-elle de lancer une résistance ?

Elle veut reprendre le pouvoir. C’est un personnage déchu qui n’accepte pas, elle qui a toujours dirigé le milieu, de devenir l’employé soumis de quelqu’un. Elle était en charge de la morale et de la justice à l’intérieur du milieu, elle avait en quelque sorte les pleins pouvoirs hérités de sa propre mère.

Dans cette saison, Selma perd un peu pied. Est-ce pour apporter une part un peu plus humaine à cette Furie ?

Oui, c’est intéressant de montrer les failles et les limites d’un personnage qui est dans le contrôle absolu. Mais Selma reste très trouble, c’est pour ça qu’elle est étonnante à jouer. Je pense que c’est quelqu’un qui éprouve certainement un amour tordu pour la bagarre, un vrai goût du danger et de l’adrénaline, qui est…