Dans le canton de Neuchâtel, des millions vont être investis pour rénover des bâtiments scolaires. De nombreux collèges arrivent en bout de course et nécessitent de gros travaux. Une problématique récurrente en Suisse romande, où beaucoup d’écoles datent des années 1960 et 1970.
Pour les écoles du canton de Neuchâtel, l’heure des grands travaux a sonné. Renforts sismiques, assainissement des bâtiments, isolation thermique, nouvelles infrastructures nécessaires: pour le cercle scolaire de Colombier et environs (Cescole), les investissements s’élèvent à 70 millions de francs pour le collège de Longueville de Colombier, un budget colossal pour les communes membres du cercle.
« Il y a des aspects énergétiques, il y a des aspects environnementaux, il y a de multiples aspects qui sont finalement plus prioritaires que l’aspect pédagogique, parce qu’on parle de sécurité », explique Patrick Vuillemier, le directeur du Cescole, dans le 12h45.
« Peu de choses ont été faites en 50 ans »
Solange Platz Erard, conseillère communale de Milvignes et présidente du comité scolaire du Cescole, rappelle que l’école de Longueville a plus 50 ans. « Peu de choses ont été faites depuis lors, pour ne pas dire aucune. Effectivement, il y a eu de l’attentisme. Maintenant, il faut entièrement les rénover. Pour le futur, il faut se demander ce qu’on laisse comme dette d’infrastructures ou financières, et faire une balance. »
Cette situation est rencontrée par beaucoup de communes neuchâteloises. Aussi membre du Cescole, la commune de Boudry a dû installer un bâtiment temporaire à côté du collège de Vauvilliers pendant les travaux de celui-ci. Quelque 22 millions de francs seront investis pour rénover l’école.
Du côté de l’école obligatoire de la région de Neuchâtel (éorén), près de 100 millions de francs seront dépensés ces cinq prochaines années pour des rénovations. Rien que pour l’école secondaire du Mail, une des institutions scolaires de l’éorén, le coût d’ensemble du projet de rénovation est estimé à 52 millions de francs.
Cette prolifération de chantiers touche des bâtiments souvent plus que cinquantenaires, construits généralement entre les années 1960 et 1970.
« Une occasion de revoir leur organisation et leur disposition »
« Ces années 1960 et 1970 ont été marqués par une forte croissance des effectifs et une forte fréquentation des écoles secondaires. Aujourd’hui, nous devons assainir ces collèges, qui sont finalement dans un mouchoir de poche, et qui ont été construits à la même époque. Ce sera l’occasion de revoir leur organisation et leur disposition pour avoir des espaces qui respectent mieux les conditions d’enseignements d’aujourd’hui », défend Etienne Bourqui, le secrétaire général du syndicat intercommunal qui chapeaute l’éorén.
Cette multiplication de chantiers est inédite. Elle aura un impact sur le coût par élève, tout en permettant aussi d’envisager la scolarité des prochaines décennies plus sereinement.
Sujet TV: Léa Jelmini
Adaptation web: Julien Furrer