L’actrice était invitée dans «Un dimanche à la campagne» de Frédéric Lopez ce 22 mars. L’occasion pour elle de revenir sur son enfance, sa carrière mais également se livrer sur une sombre période de sa vie.

Dans l’intimité d’un moment. Ce week-end, Frédéric Lopez a embarqué trois nouveaux invités dans son «Dimanche à la campagne» sur France 2. Ainsi, Gérémy Crédeville, Maud Ankaoua et Hélène de Fougerolles  se sont prêtés à cette parenthèse de 24 heures. Comme à son habitude, l’émission a été le lieu de confidences. La comédienne de Sam ou encore Balthazar s’est épanchée sur son enfance, marquée par de nombreux déménagements, mais également sur ses débuts d’actrice.

Et si la femme, alors âgée de tout juste 16 ans, a expliqué «être passée entre les gouttes» d’un monde du cinéma relativement trouble à l’époque sur fond de drogue et d’agressions sexuelles, elle n’a pas pour autant échappé à tout. «Dans ce métier, il faut toujours refaire ses preuves. Jusqu’à 23 ans, j’ai galéré», a-t-elle révélé, au point de traverser une période très sombre de sa vie où elle avait l’impression de devoir continuellement se débattre.

Dans la série Apparences, Hélène de Fougerolles confrontée à la question de la chirurgie esthétique


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«J’ai fait une petite tentative de suicide qui aurait très bien pu marcher. Malheureusement, on m’a retrouvée», a-t-elle lancé avant d’être reprise par Gérémy Crédeville : «Heureusement tu veux dire !» Et Hélène de Fougerolles de poursuivre : «Je travaillais dans un restaurant, je suis quelqu’un de très à l’heure, on peut compter sur moi et je ne suis pas venue travailler. Ils se sont dit qu’il y avait un problème et on m’a retrouvée», a-t-elle raconté, feignant une certaine légèreté. «J’ai fait une semaine d’hôpital psychiatrique. C’était comment arriver en pleine forme et repartir complètement tarée. Enfin, à l’époque ils ne traitaient pas bien les gens», a tempéré l’actrice. Sa mère s’est ensuite occupée d’elle et l’a emmené voir une voyante qui lui prédisait que tous ses tourments étaient derrière elle. «Et tout est arrivé !»

En parallèle de sa carrière de comédienne, Hélène de Fougerolles s’est formée à la thérapie par l’hypnose. «Ça m’a aidé à un moment dans ma vie où j’étais devenue totalement paranoïaque. Ça m’a sauvé la vie, je ne pouvais plus sortir de chez moi. Pendant une semaine, je suis restée chez moi en me disant : “Je ne peux pas sortir, il y a des gens dehors”. Je pensais qu’ils me regardaient comme je me regardais. Je me détestais, je me trouvais minable, atroce. Tous les gens me regardaient et j’avais ce regard-là.» 

«Pour faire rapide, ma fille était autiste et le psy que j’étais allée voir à l’époque. Elle a 23 ans donc c’était il y a vingt ans, et on disait que ça venait de la mère», s’est remémoré Hélène de Fougerolles témoignant des dégâts que certaines croyances pouvaient causer. «J’ai rencontré un hypnothérapeute qui m’a fait me rencontrer, pourquoi j’ai ce regard sur moi, d’où ça vient», a-t-elle expliqué tout en précisant que c’est cette rencontre qui l’a convaincu d’apprendre à son tour pour transmettre ce sentiment aux gens. «Je suis passionnée, j’adore ça !»