En 1989, elle avait tourné son premier film à Saint-Étienne
Elle n’avait jamais fait de cinéma. En 1989, deux ans après la sortie du tube Joe le taxi qui a transformé la jeune chanteuse en véritable phénomène de société, Vanessa Paradis est à Saint-Étienne, devant les caméras de Jean-Claude Brisseau (1), pour le tournage de son premier film, Noce blanche, au côté de Bruno Cremer. Une expérience compliquée, notamment en raison du comportement « autoritaire » du réalisateur.
Est-ce que le fait de chanter à Saint-Étienne est aujourd’hui un moment particulier pour elle ? « Non, ce n’est pas particulier parce que, franchement, le tournage de ce film était très difficile et ce serait dommage de lier ça au public de Saint-Étienne parce qu’il n’y est pour rien, explique Vanessa Paradis. Je ne fais donc aucun lien entre les deux. C’est beaucoup plus joyeux de revenir ici en musique aujourd’hui et depuis quelques décennies. Pendant le tournage, j’étais jeune (NDLR : elle avait 16 ans) et assez isolée. J’ai tourné avec beaucoup de gens de mon âge puisque c’était l’histoire d’une lycéenne (NDLR : le film se passe en partie au lycée du Portail-Rouge). Beaucoup de figurants étaient des jeunes de Saint-Étienne. J’ai quand même passé quelques soirées sympathiques avec des gens super. J’ai donc, quand même, quelques bons souvenirs de ce tournage. »
Noce blanche totalisera 1,8 million d’entrées et permettra à Vanessa Paradis de remporter le César du Meilleur espoir féminin en 1990.
(1) Bien avant le mouvement #MeToo, Jean-Claude Brisseau (décédé en 2019) avait été condamné en 2005 pour harcèlement sexuel sur deux jeunes actrices et l’année suivante, en appel, pour agression sexuelle sur une troisième actrice.