Ce poste est au coeur de nombreuses polémiques aux Etats-Unis. La nomination de Markwayne Mullin, actuel sénateur de l’Oklahoma, comme ministre de la Sécurité intérieure du gouvernement Trump a été approuvée lundi par le Sénat américain avec 54 voix pour et 45 voix contre.
Le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) se trouve depuis plus d’un mois en situation de paralysie budgétaire. L’opposition démocrate refuse en effet d’approuver le financement du DHS sans que d’importantes réformes soient apportées à l’ICE, la police de l’immigration chapeautée par ce ministère.
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Moins de polémique, plus d’expulsions
L’audition de Markwayne Mullin devant une commission du Sénat s’est tenue la semaine dernière, peu après le renvoi de Kristi Noem, fragilisée notamment par les opérations anti-immigration très critiquées des derniers mois à Minneapolis (nord), au cours desquelles deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, ont été tués par des agents fédéraux.
Lors de son audition, il a pris ses distances avec ses propres déclarations concernant Alex Pretti, qu’il avait qualifié d’«individu dérangé». «Je n’aurais pas dû dire ça, et en tant que ministre, je ne le ferais pas», a-t-il reconnu. «J’ai parlé trop vite. J’ai réagi à chaud sans connaître les faits.»
Au sujet de l’ICE, décriée pour les méthodes brutales qu’elle a adoptées pour mener l’offensive anti-immigration revendiquée par Donald Trump, le sénateur républicain a évoqué sa vision selon laquelle il aimerait voir cette agence «devenir le moyen» utilisé pour expulser des migrants plutôt qu’être en «première ligne» à les arrêter à travers le pays.
Markwayne Mullin, qui a décrit le président américain comme un «ami», s’est fixé pour objectif que «d’ici six mois, (le DHS) ne fasse plus la Une tous les jours».