L’auteure Charlotte Casiraghi, fille de Caroline de Monaco, publie « La Fêlure », un livre intime sur la vulnérabilité et nos fragilités. Invitée dimanche dans le 19h30 de la RTS, elle revient sur le poids de l’image et la force créatrice des failles.

« Au fil de l’écriture, la question de l’image s’est imposée à moi. Nous vivons dans une époque où ce qui est visible est très valorisé et prend beaucoup de place », confie Charlotte Casiraghi.

Au cœur de son ouvrage publié aux Editions Julliard, la fêlure apparaît comme un élément universel. « C’est ce qui nous rapproche », affirme l’auteure. « C’est aussi par là que s’expriment notre sensibilité, notre créativité et notre singularité. Le fait que nous sommes tous fragiles, c’est ce qui nous réunit tous. »

Fille de la princesse Caroline et nièce du prince Albert II, Charlotte Casiraghi dit souvent oublier ce statut. « C’est avant tout ma famille, je suis très attachée à mon pays, à ma famille, mais je n’ai pas de rôle politique ou officiel. J’essaie de me détacher de ce que ça peut représenter de trop grandiose et de vivre simplement ».

>> Voir le portait de Charlotte Casiraghi dans le 19h30 : La fêlure de Charlotte Casiraghi La fêlure de Charlotte Casiraghi / 19h30 / 1 min. / dimanche à 19:30 Rendre ces brisures « moins honteuses »

En s’appuyant sur des auteurs comme Francis Scott Fitzgerald, Colette ou Marguerite Duras, Charlotte Casiraghi dit chercher dans son ouvrage à rendre ces brisures « moins honteuses » et « plus habitables ». La littérature devient ainsi un espace pour apprivoiser ces failles.

Dans un passage plus personnel, Charlotte Casiraghi aborde les inquiétudes liées à la maternité. Elle évoque le poids de la figure de la « mauvaise mère », profondément ancrée dans l’imaginaire collectif. Elle s’appuie sur les réflexions d’Honoré de Balzac, qui a exploré dans plusieurs de ses romans les défis et les complexités de l’amour maternel.

« L’idée ce n’est pas de faire de jugement moral ou de donner une solution à cette inquiétude, mais d’essayer de peut-être comprendre ce qui s’y joue », souligne-t-elle.

Propos recueillis par Viviane Gabriel/hkr