La fermeture et la vente de plusieurs filiales ont dopé en 2025 le bénéfice de Migros, qui a presque triplé en un an. Comme prévu, la campagne de baisse de prix dans le commerce de détail alimentaire a pesé sur les recettes.
« Migros fait 29 milliards de chiffre d’affaires annuel. Nous avons la même taille, voire plus, que Swisscom, La Poste et les CFF réunis », a déclaré mardi Mario Irminger, président de la direction générale de la Fédération des coopératives Migros (FCM), en ouverture de la conférence de presse à Zurich, rappelant au passage la responsabilité du géant orange dans l’approvisionnement de la Suisse.
Dans le détail, le chiffre d’affaires de Migros a augmenté de 1,1% par rapport à 2024 à 29,4 milliards de francs, abstraction faite des entreprises vendues, peut-on lire dans le rapport annuel présenté mardi.
L’an dernier, année du centenaire, Migros s’est effectivement séparé de plusieurs filiales qui ne correspondaient plus à son coeur de métier ou qui enregistraient des pertes. Le voyagiste Hotelplan a été racheté par l’allemand Dertour, SportX a été acquis par Ochsner, melectronics a été repris par MediaMarkt, Mibelle a été vendu à l’espagnol Persán. Quant aux enseignes de bricolage Do it + Garden, la plupart d’entre elles ont été fermées.
Fin d’une phase de transformation
« Avec la cession en début d’année de Tegut, la chaîne de supermarchés en Allemagne, nous avons terminé notre transformation », a expliqué le patron du groupe orange. Dans la vente de Tegut à Edeka, pas encore finalisée, Migros Zurich pourrait avoir perdu jusqu’à 600 millions d’euros.
Pour cette cession, Migros a enregistré l’an dernier une dépréciation de 200 millions de francs. En 2026, un montant supplémentaire de l’ordre de plusieurs dizaines de millions devrait encore être comptabilisé, selon Mario Irminger.
Avec la part des filiales vendues, les recettes du groupe se sont ainsi inscrites à 31,9 milliards, un chiffre en baisse de 1,9% sur un an. Ce recul était attendu. Le grand détaillant le doit au lancement de son offensive des prix bas dans les supermarchés et aux fermetures temporaires de magasins pendant les rénovations.
Le résultat opérationnel (Ebit) a plus que doublé sur un an pour s’établir à 1,21 milliard. Mais sans les effets extraordinaires liés aux cessions d’entreprises, l’Ebit s’est élevé à 812 millions, en diminution de 12% par rapport à 2024.
Au final, les cessions d’actifs ont eu un impact positif sur le résultat: le bénéfice du groupe a bondi à 1,13 milliards de francs, contre 419 millions lors de l’exercice précédent.
ats/ebz