«Ah mon médicament miracle ! » s’amuse Mohamed Boulmane, 72 ans, quand Élodie Garrien, infirmière du CHU (centre hospitalier universitaire) de Dijon, lui donne son émétique et prépare la première des quatre injections de chimiothérapie qu’il recevra. « Votre nom et votre date de naissance », lance-t-elle le sourire aux lèvres. « C’est le même traitement et le même protocole de sécurisation qu’à l’hôpital, mais à la maison. » Et pour le septuagénaire qui reçoit un traitement lourd durant une semaine d’affilée tous les 28 jours, ça change tout. « C’est mieux, je suis moins fatigué. Ça fait 15 mois que je suis le protocole au CHU, dont deux mois en HAD [hospitalisation à domicile, NDLR], je suis bien content. »

Si malgré les traitements et les piqûres Mohamed garde le sourire, c’est parce qu’il a retrouvé un quotidien plus apaisé depuis qu’il n’est plus obligé de faire des allers-retours entre son appartement de la Fontaine-d’Ouche et le CHU : « Avant, je prenais le bus, puis le tram et je…