Spécialiste de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), Alicia Dubinski s’est intéressée au rôle des granules de stress et de la pathologie TDP-43 dans la mort progressive des motoneurones.  

Dans les cellules nerveuses saines, la protéine TDP-43 remplit des fonctions essentielles liées à la régulation des gènes. Chez les personnes atteintes de la SLA, cependant, elle se déplace anormalement du noyau cellulaire vers le cytoplasme, où elle s’accumule en agrégats toxiques. Ce phénomène est observé chez plus de 97 % des patients et contribue à la dégénérescence des motoneurones qui contrôlent les muscles – un mécanisme encore mal compris, au cœur de la quête de traitements contre cette maladie incurable. 

Lauréate d’une bourse de stagiaire de la Société canadienne de la SLA et de bourses fédérales hautement compétitives, Alicia Dubinski a déjà publié ses travaux et présenté ses résultats dans plusieurs forums scientifiques, se taillant une place remarquée parmi la relève en neurosciences. 

Grâce à la bourse Schmidt Science Fellows, elle entreprendra un stage postdoctoral de 12 à 24 mois dans un nouveau milieu de recherche à l’étranger. Le programme offre un soutien financier pouvant atteindre 110 000 $ US par année, ainsi qu’un parcours intensif de formation en leadership scientifique. 

«Grâce à cette bourse, j’ai l’opportunité de repousser les limites traditionnelles pour intégrer les neurosciences à l’ingénierie et développer de nouvelles approches pour comprendre et détecter plus précocement les maladies neurodégénératives. Mon objectif est de concevoir des outils novateurs qui nous rapprochent d’interventions efficaces pour tous les patients», conclut Alicia Dubinski. 

Cette reconnaissance souligne également le calibre de la formation en neurosciences offerte à l’UdeM et l’expertise développée au sein du laboratoire dirigé par Christine Vande Velde.