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La Suisse a un nouveau chef de l’armée depuis cent jours. Mais c’est peu dire que Benedikt Roos a dû rapidement se jeter dans le grand bain. Depuis son entrée en fonction, une nouvelle guerre a éclaté sur la planète. Après l’invasion de l’Ukraine en 2022, le conflit au Moyen Orient bouleverse la donne géopolitique Pour sa première prise de parole devant les médias, ce jeudi matin sur la place d’armes de Thoune, le Bernois de 60 ans n’a pas caché son inquiétude. «Sur ce que nous voyons aujourd’hui en Iran, menaces à distance et montée en puissance des drones, nous n’avons plus ou moins rien. Zéro», reconnaît le commandant de corps, qui redoute que de tels dispositifs finissent par tomber dans les mains de groupes terroristes. «C’est pour cela que nous devons investir dans nos systèmes de défense», a-t-il encore insisté.
Face aux journalistes, Benedikt Roos a également défendu le Message pour l’armée 2026, présenté vendredi dernier par le conseiller fédéral Martin Pfister, qui demande au Parlement un total de 3,4 milliards de francs en crédits d’engagement. L’une des priorités porte sur la défense contre les menaces aériennes. «La question n’est pas de savoir si l’armée a besoin de plus de moyens, mais si la Suisse a besoin de plus de sécurité», a-t-il répété, évoquant la protection des infrastructures critiques. «C’est une priorité, parce que certaines sont essentielles non seulement pour la Suisse, mais aussi pour toute l’Europe. Il est de notre responsabilité de les protéger», justifie-t-il.