Pour l’ex-candidat philippiste à la mairie de Paris, «la leçon du scrutin est simple : les Parisiens voulaient l’alternance, mais ne voulaient pas de Rachida Dati.»
Quatre jours après le second tour des municipales, la hache de guerre est déterrée entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel. Après que la première a accusé ce mardi dans Le Figaro l’ancien candidat Horizons-Renaissance de «trahison» – lui reprochant de s’être retiré de la liste commune au dernier moment «sans prévenir personne» – l’intéressé rend coup pour coup. Dans un entretien au Nouvel Obs, le philippiste étrille son ex-concurrente : «Rachida Dati est incapable de tirer les leçons de sa défaite. Un minimum de décence exigerait qu’elle en assume la responsabilité. Je la laisse à sa haine et sa rancœur».
Et le quatrième homme du premier tour des municipales à Paris d’égrainer les raisons qui, selon lui, auraient dû permettre à Rachida Dati, largement battue dimanche dernier, de l’emporter face au candidat de la gauche unie hors LFI, Emmanuel Grégoire, notamment la nouvelle réforme électorale dite PLM (Paris-Lyon-Marseille) et une «configuration la plus favorable au second tour avec une triangulaire et une gauche divisée», avec le maintien de Sophia Chikirou, candidate La France insoumise. Pour lui, les choses sont claires désormais : «Rachida Dati n’était pas une solution, mais un problème».
Municipales à Paris : comment la réforme PLM voulue par Rachida Dati profite finalement à Emmanuel Grégoire
«Elle a échoué pour la deuxième fois après son échec de 2020. Résultat: elle a fait perdre sept nouvelles années à l’alternance», a encore dénoncé Pierre-Yves Bournazel. «La leçon du scrutin est simple : les Parisiennes et les Parisiens voulaient l’alternance, mais ne voulaient pas de Rachida Dati», a-t-il affirmé, qualifiant l’ex-ministre de la Culture de «personnalité clivante et agressive», et son procès à venir.
Sans pour autant regretter son choix de fusionner dans l’entre-deux tours sa liste avec celle de Rachida Dati et, dans le même temps, de se retirer de la course : «J’ai accompli mon devoir pour le collectif. (…) J’ai certainement préservé les intérêts de candidature à la présidentielle», déclare-t-il, lorsqu’il est interrogé sur le lien entre sa décision d’accepter de fusionner et la candidature du patron d’Horizons, Édouard Philippe, à l’élection présidentielle. Autre élément de cette interview, Bournazel a exhorté le nouveau maire de Paris, qui sera formellement élu dimanche, à agir sur le «sujet urgent» du périscolaire parisien, secoué par des affaires de violences sexuelles.