La saison du carnaval a battu son plain ce week-end dans de nombreux cantons catholiques, une occasion de faire du bruit sans que personne n’y trouve à redire. Les Guggenmusiks symbolisent ces moments de liberté, mais sont souvent accusées de mal jouer. Vérité ou légende urbaine?
« A l’origine, toutes les Guggenmusiks jouent juste », assure Valentin Villard, compositeur. Pourtant, ce genre de fanfares carnavalesques donne souvent l’impression d’une cacophonie: « Cette sensation trompeuse vient du fait qu’ils jouent tous à l’unisson, sauf les basses, qui suivent leurs propres parties », a-t-il expliqué dimanche dans le 19h30 de la RTS.
Si les carnavals sont des lieux de fête, Valentin Villard souligne le talent des musiciens qui persiste malgré l’ambiance: « On a une équipe qui se lâche, mais qui a toujours une grande culture musicale et un sens du rythme absolument sans faille. »
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Des prérequis
Du rythme, il en faut, mais pas seulement. Richard Hertig, musicien de la compagnie de Guggenmusik « Les trois Canards » précise les prérequis qu’il faut avoir pour animer les carnavals: « Il faut avoir de la bonne humeur et surtout la passion d’apprendre un morceau. »
La Guggenmusik, ça se résume à des morceaux très connus avec une forte exagération des sons comme des rythmes
Richard Hertig, musicien à la compagnie de Guggenmusik « Les trois canards »
La musique cacophonique, c’est donc un art qui répond à des critères bien précis. Richard Hertig les condense en quelques mots: « La Guggenmusik, ça se résume à des morceaux très connus avec une forte exagération des sons comme des rythmes ».
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Laurent Chobaz/Maurice Doucas/jo