Né le 23 novembre 1953 à Agen, dans le Lot-et-Garonne, Francis
Cabrel est
l »un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus populaires de la
chanson française. Avec plus de vingt-cinq millions d’albums
vendus, il figure parmi les chanteurs français ayant le
plus écoulé de disques de toute l’histoire de la musique
hexagonale.
Depuis son enfance passée à Astaffort, dans le Lot-et-Garonne,
où il vit toujours, il a forgé une image d’artiste discret,
ancré dans ses racines du Sud-Ouest. Réputé pour ne jamais
faire de vagues, l’interprète de Je l’aime à mourir et de La
Corrida n’est pas du genre à étaler sa vie privée sur la place
publique.
Pourtant, pendant le premier confinement du printemps 2020,
il avait laissé échapper un aveu inattendu qui avait amusé
ses fans : une addiction assumée, totalement inoffensive,
mais bien réelle.
Une carrière hors norme et une vie ancrée dans le terroir pour
Francis Cabrel
C’est à la fin des années 1970 que Francis Cabrel accède
à la célébrité avec son second album Les Chemins de
traverse, porté par le succès de Je l’aime à mourir. La
consécration arrive en 1994 avec Samedi soir sur la Terre, qui
s’écoule à plus de trois millions d’exemplaires et devient le
deuxième album francophone le plus vendu de tous les temps derrière
D’eux de Céline Dion. Malgré ce succès colossal, Francis Cabrel n’a
jamais quitté Astaffort ni renié ses racines.
L’homme qui se confiait sur la perte difficile de son papa a
longtemps été conseiller municipal dans son village de cœur et a
créé l’association Voix du Sud, qui organise chaque année les
Rencontres d’Astaffort pour aider les jeunes artistes à trouver un
tremplin. Installé dans le Lot-et-Garonne, entouré de producteurs
locaux, de légumes frais et de volaille, il revendique une
vie simple, loin des artifices du show-business. Avec sa
femme Mariette, qu’il a rencontrée très jeune et à qui il a dédié
sa chanson Petite Marie, il a eu deux filles, Aurélie et Manon, et
a adopté en 2004 une petite fille vietnamienne prénommée Thiu.
« Moi je suis accro », l’aveu du
confinement
C’est pendant le premier confinement du printemps 2020 que
Francis Cabrel avait levé le voile sur son véritable péché mignon.
Privé de ses habitudes culinaires et de la possibilité de se rendre
au restaurant, il avait confié sans détour à RTL :
« Mais moi, je suis accro à la nourriture japonaise. Là,
j’en suis privé. » Un aveu qui contrastait avec
l’image d’un homme du terroir, amateur de bonne cuisine régionale
et de produits du coin.
Car derrière l’amoureux des saveurs du Sud-Ouest se cache
visiblement un grand fan de cuisine nippone. Une
passion d’autant plus anecdotique qu’elle est particulièrement
bénéfique pour la santé, la cuisine japonaise étant reconnue
mondialement pour ses vertus nutritionnelles. En 2012, dans les
colonnes du Parisien, Francis Cabrel s’était également montré
favorable à la dépénalisation du cannabis, estimant que cela
permettrait de « court-circuiter les mafias parallèles », et ajoutant
que cette substance ne lui paraissait « pas beaucoup plus nocive que
le pastis ».
Des propos cohérents avec ceux qu’il avait tenus dans Libération
en 1999, dénonçant l’hypocrisie d’une société qui tolère
l’alcool tout en criminalisant le cannabis. Mais son plus
grand vice reste donc les sushis et il l’assume pleinement.