C’est en participant à la saison 15 de L’amour est dans le pré en 2020 sur M6 que Cathy a été révélée au public. Pendant le tournage, elle avait fait la connaissance de François, mais leur rencontre n’avait rien donné une fois le tournage terminé. Maman d’une fille, elle a repris les rênes du vignoble familial avec sa soeur. Mais depuis plusieurs années, elle souhaite le vendre, sans y parvenir.

Pour Télé-Loisirs, elle a dévoilé les raisons pour lesquelles la transmission de son domaine viticole s’avère compliquée. Elle nous a aussi expliqué sa situation financière difficile et les heures qu’elle passe à travailler sur son domaine. Un quotidien qui lui pèse, entre fatigue morale et physique.

Karine Le Marchand présente au marché de Cathy (L’amour est dans le pré) ? « Je l’invite tous les ans, mais… »

Télé-Loisirs : Vous êtes en plein préparatifs du marché qui réunira des anciens candidats de L’amour est dans le pré au château Saint-Christoly ce samedi 28 et dimanche 29 mars 2026. Pourquoi avoir voulu organiser cet évènement ?
Cathy : C’est la cinquième année que j’organise un partenariat avec L’amour est dans le pré, un marché. Je le fais toujours au moment des portes ouvertes des châteaux du Médoc. C’est le rendez-vous annuel !

Qui a répondu présent ?
Pierre et Frédérique, les incontournables. Claire vient aussi ainsi que Joris, Émeric, Florian et Lola de ma saison, Mathieu Ceschin avec le petit Ezio, Christophe de la saison 18. De la saison 20, j’en ai six. J’ai aussi Bertrand de la saison 9 et Fabien de la saison 4. Au total, on est une bonne vingtaine.

Est-ce que Karine Le Marchand sera là ?
Je l’invite tous les ans, mais à chaque fois, ça tombe pendant les speed-datings ! Cette année, je ne sais pas si elle sera en speed-dating, en tout cas, elle a reçu l’invitation. D’habitude, j’ai une réponse négative. Là, je n’ai eu ni réponse négative ni positive, donc on verra.

« Je suis épuisée » : Cathy (L’amour est dans le pré) en difficulté sur son domaine viticole

Cela fait plusieurs années que vous tentez de vendre votre exploitation. Pourquoi n’y parvenez-vous pas ?
Il faut savoir que mon exploitation a subi beaucoup de changements ces dernières années puisque j’ai perdu mon papa en 2016. J’avais déjà vendu une partie du vignoble. J’étais à 35 hectares, je suis passée à 15. La crise du vin est terrible aujourd’hui, la consommation a diminué. On se retrouve avec un surplus de production.

Aussi, c’est une exploitation familiale qui est en indivision avec ma sœur, c’est-à-dire que j’en possède la moitié et elle détient l’autre moitié. Elle ne travaille plus sur l’exploitation depuis 2020… Je me retrouve à la tête d’une propriété avec une seule salariée pour 15 hectares de vignes, c’est énormément de travail. Je suis épuisée. Je gère aussi toute seule quatre chambres d’hôtes et un gîte.

En perte d’argent, ça représente combien ?
On pourrait faire beaucoup de bénéfices, mais comme je vends l’équivalent de la moitié d’une récolte par an, on arrive juste. On est en négatif, mais presque à l’équilibre. C’est pas la catastrophe, j’arrive à me débrouiller tous les ans pour trouver des filons pour vendre du vin, mais là je suis obligée d’arracher sept hectares de vignes, donc la moitié, pour ne faire que ce que je suis capable de vendre et pour me soulager au niveau du travail.

Je ne peux pas employer de personnes supplémentaires parce qu’autrement, j’aurais un trop gros trou dans la trésorerie et aujourd’hui, je ne suis ni en liquidation judiciaire, ni en redressement ni en sauvegarde, contrairement à 80% des châteaux du Médoc.

Des gens se sont-ils manifestés pour reprendre l’exploitation ?
Du tout ! Je ne trouve personne. Après, j’ai la chance d’être en plein cœur du village et d’avoir trois hectares attenants. Si ce n’est plus une exploitation viticole, pourquoi pas le transformer en camping. Il n’y pas de camping à moins de 30 kilomètres à la ronde. Ça serait une idée pour un futur acheteur.

« Je suis en arrêt de travail pour burn-out »

Et financièrement, vous vous en sortez ?
Non. C’est pour ça que j’arrache une partie des hectares de vignes puisque l’entretien d’un hectare de vigne me coûte entre 10 et 15 000 euros à l’année. Toute entreprise agricole coûte très chère.

Moralement, comment allez-vous ?
Le marché me remonte un peu le moral, le fait de revoir du monde, ça c’est bien. Depuis le mois de janvier, je pars une semaine complète dans la Creuse pour me reposer. J’espère que je vais pouvoir continuer à le faire. Je suis en arrêt de travail pour burn-out, je vais voir avec mon médecin pour me passer à mi-temps thérapeutique pour être assurée au cas où je travaille.

Vous avez vos proches qui vous soutiennent ?
Je n’ai plus que ma maman, ma fille, mes tantes et mes oncles qui sont très proches de moi.

Qu’est-ce que vous espérez pour les prochaines semaines/mois ?
J’espère que cette vente de la propriété passera et que ça me soulagera pour reconstruire quelque chose après.

Si jamais la vente se fait, vous avez des projets ?
Pour le moment, je veux vendre. Si ça se vend, je prendrai certainement six mois pour moi, pour me remettre en forme moralement et physiquement. Puis après, on avisera.