Ce vendredi 27 mars, M6 diffusait la quatrième étape de Pékin Express : Au royaume des dragons. Alors qu’elles faisaient figure de favorites, Amélia et Elisabeth se sont retrouvées, pour la première fois de l’aventure, en difficulté. Après ne pas avoir réussi à rejoindre Stéphane Rotenberg à l’issue de la première épreuve, la maraîchère et la poissonnière ont été victimes du drapeau noir.

Condamnées à participer au duel final, Amélia et Elisabeth ont vu leur aventure s’arrêter brutalement. Alors qu’elle avait une avance considérable sur sa concurrente Jade, Amélia a choisi de quitter le véhicule qui la conduisait à Stéphane Rotenberg avant son arrivée. Pour Télé-Loisirs, les deux candidates sont revenues sur cette erreur qui leur a coûté leur place.

Pékin Express 2026 : Amélia et Elisabeth reviennent sur leur statut de favorites

Télé-Loisirs : Pourquoi avez-vous choisi de participer à Pékin Express ensemble ?
Amélia : J’ai toujours voulu faire Pékin Express depuis la première saison. Sauf que les aléas de la vie m’ont amenée à repousser. Et un jour, j’ai rencontré Babette au marché. On a commencé à se connaître et, il y a trois ans, je me suis dit que je voulais retenter. Ça faisait trois ans que je lui demandais de s’inscrire.
Elisabeth : Je travaille énormément. Je commence à 3h du matin, donc c’est compliqué. En plus, il faut trouver du personnel pour me remplacer, et l’aventure dure 45 jours. Il y a 2-3 ans, j’ai levé le pied et je me suis dit ‘Pourquoi pas ?’.

Vos métiers vous ont-ils aidées dans l’aventure ?
Amélia : Je pense que oui. Du fait de mon travail, je ne suis pas du tout honteuse. J’aime demander, parler à tout le monde. Je ne suis pas réservée, je suis très sociable.
Elisabeth : Et moi, c’est la persévérance. C’est un métier où je ne m’arrête jamais. Je suis toujours dans le positif, toujours à aller au bout de ce que j’entreprends. Dans l’aventure, ça m’a beaucoup servi.

Que pensez-vous des nouvelles règles, notamment l’interdiction des GPS et des traducteurs ?
Amélia : Ça m’a vraiment surprise, parce que je connais très bien l’émission. Je me suis dit que j’étais tombée sur la saison qu’il ne fallait pas. Je pensais que ça allait être trop compliqué.
Elisabeth : Je ne connaissais pas vraiment les règles de Pékin Express. Je savais juste qu’on faisait du stop avec un sac à dos et un euro par jour, et qu’on vivait une aventure incroyable. La carte ne me faisait pas peur. Et pour la règle des deux derniers en duel, moi je suis compétitrice, donc ça me paraissait logique. Ça m’a plu.
Amélia : Moi aussi, la règle du duel m’a plu. Mais je comptais sur les traducteurs, parce que j’avais dit à Babette que je gérais l’anglais pour la rassurer… alors que pas du tout.

Avec 3 immunités et 2 étapes remportées, vous étiez favorites… Vous sentiez-vous en confiance pour cette nouvelle étape ?
Amélia : Oui, ça m’a donné confiance en moi. Surtout le trek. Quand j’ai réussi à le terminer, je me suis dit que j’étais capable de beaucoup de choses. C’était gratifiant de voir qu’on gagnait, que c’était rare selon Stéphane. Je me suis découverte forte.
Elisabeth : J’étais surtout surprise. Je ne m’attendais pas à arriver en tête dès la première épreuve. Je pensais qu’on avait de la chance, que les étoiles étaient avec nous. On donnait juste le maximum. Je me suis découverte une capacité à faire des choses impensables.

Amélia et Elisabeth évoquent leur « mauvaise stratégie » face au drapeau noir dans Pékin Express, Au royaume des dragons

Pour la première fois, vous êtes apparues en difficulté pendant l’épreuve de l’œuf. Comment l’avez-vous vécu ?
Amélia : J’ai compris dès le début que ça allait être difficile. On n’avait pas la technique, contrairement aux autres. On a essayé d’y aller doucement en se disant que les autres allaient casser leurs œufs, mais en fait, on n’avait pas la bonne technique.
Elisabeth : Je n’avais pas la technique pour la spatule. Je pensais qu’on pourrait se rattraper au stop, mais les autres avaient trop d’avance.
Amelia : Honnêtement, je n’aurais pas fait mieux que Babette. Je n’aurais pas eu sa patience.

Après 3 heures d’efforts, vous n’êtes pas parvenues à rejoindre Stéphane Rotenberg… Comment l’avez-vous vécu ?
Amélia : Mal, mais en même temps, on a tout donné. Donc il n’y a aucun regret. On a vraiment tout fait.
Elisabeth : Pareil. Je suis compétitrice, donc forcément, c’est dur. Mais on a fait notre maximum et on a fait un beau parcours. Donc il faut aussi savoir accepter de perdre à d’autres moments.

Le retour du drapeau noir a tout bouleversé… Comment l’avez-vous vécu ?
Amélia : J’ai eu très peur du drapeau noir. À chaque fois que je regardais Pékin Express, je me disais toujours que ce drapeau noir, je l’aurais forcément. Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais persuadée qu’on allait l’avoir, qu’on allait aller en duel, et que ça allait tomber sur nous.
Elisabeth : Je me suis dit que c’était fini, qu’il y avait une chance sur deux pour qu’on s’en aille le lendemain.

Avec du recul, pensez-vous avoir eu la bonne stratégie ?
Elisabeth : On a eu une mauvaise stratégie avec le drapeau noir. On ne s’est pas assez parlé, pas assez concertées, on n’a pas assez réfléchi à ce moment-là. Ce drapeau fait tellement peur qu’on en perd ses moyens. Il nous a fait paniquer, et on a mal géré.
Amélia : Au début, on voulait juste ne pas l’avoir, alors que ce n’était pas ça la bonne stratégie. La stratégie, c’était d’avancer peu importe si on l’avait, pour pouvoir ensuite le donner à quelqu’un d’autre. Mais nous, on a eu peur, on s’est cachées, et on a perdu du temps.

« Ça m’a fait perdre énormément de temps » : Amélia (Pékin Express) revient sur son erreur fatale lors du duel final

Amélia, pourquoi avez-vous choisi d’aller au duel final ?
Amélia : Je me suis dit que si on perdait, ce serait de ma faute. Je ne voulais pas que Babette s’en veuille parce qu’elle est compétitrice et je ne voulais pas qu’elle reparte avec l’idée qu’on soit éliminées à cause d’elle.

Pourquoi avez-vous décidé de sortir de la voiture avant votre arrivée ?
Amélia : Le monsieur qui accepte de m’emmener jusqu’à Stéphane ne savait pas du tout où se trouvait le temple. Il s’arrêtait pour demander le chemin, donc ça me faisait perdre du temps. Je me disais que s’il y avait un sprint final, j’allais perdre, parce que tout ce temps perdu pouvait me coûter la victoire. À un moment donné, pendant qu’on avançait, j’ai vu la route d’où j’étais arrivée et je me suis dit que c’était par là.

Le monsieur m’a expliqué qu’il ne pouvait pas passer parce que c’était un sens interdit et qu’il devait faire tout le tour. Donc j’ai pris la décision de descendre de la voiture et de courir. Sauf que je n’ai pas pris la bonne direction. Du coup, j’ai couru sans vraiment savoir où j’allais. J’avançais complètement au hasard, sans repère, et ça m’a fait perdre énormément de temps.

Avec le recul, que retenez-vous de cette aventure ? Avez-vous des regrets ?
Amélia : Je n’ai pas de regrets, sauf celui d’être descendue de la voiture. Je m’en voudrai toujours. Mais sinon, c’était magique. Je n’avais jamais voyagé, j’ai toujours vécu pour les autres. Cette aventure m’a fait du bien.
Elisabeth : Je suis déçue que ça s’arrête, mais c’était une aventure incroyable. Je suis aventurière dans l’âme, c’était parfait pour moi. Les rencontres, la compétition, les paysages… tout était exceptionnel. Merci à Amélia de m’avoir embarquée là-dedans.