Le groupe de Wolfsburg discute avec des entreprises « par exemple dans la défense antimissile », a ajouté M. Blume, sans préciser lesquelles.

Fin 2024, Volkswagen avait annoncé que le site situé en Basse-Saxe, qui emploie 2.300 personnes, ne devrait plus produire de véhicules après mi-2027 en vue d’un autre usage de l’usine, dans le cadre d’un plan massif d’économies en milliards d’euros pour restaurer la rentabilité de la marque.

Pas de décision définitive

« La situation géopolitique a changé » et « il faut agir », a estimé M. Blume, raison pour laquelle le groupe est en contact avec « avec diverses entreprises de l’armement ».

L’usine d’Osnabrück ne produirait toutefois « pas de systèmes d’armes », a précisé le patron de Volkswagen, mais plutôt des équipements de « transport militaire » car « c’est là que se trouve notre compétence clé ».

« Ce genre d’activités pourrait être en adéquation avec nos valeurs », a-t-il souligné.

Selon un article du Financial Times publié mardi, Volkswagen serait en discussion avec la société Rafael Advanced Defence Systems, qui a conçu le Dôme de fer israélien, pour produire divers composants, comme les camions qui transportent les missiles du système ou des générateurs électriques.

Interrogé mercredi par l’AFP sur ces éventuelles discussions, un porte-parole s’est borné à affirmer « qu’à ce jour, aucune décision ni conclusion définitive n’avait été prise concernant l’avenir du site ».