Plus de 8 habitants sur 100 s’avèrent confrontés quotidiennement à la pauvreté. RTSinfo dresse un portrait statistique de cette Suisse qui se trouve du mauvais côté du porte-monnaie.

Les Suisses sont plus nombreux, mais aussi plus pauvres qu’il y a dix ans. Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique, 8,4 % de la population doit composer avec un revenu inférieur au minimum vital, contre 6,7% en 2014. A peine moins que le taux record de 8,7% atteint en 2019 et 2021.

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Premier corollaire: l’accès aux soins médicaux essentiels, qui fait directement écho à la problématique des coûts de la santé en Suisse. Et dans ce domaine, le pays fait figure de mauvais élève face à ses voisins européens.

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Entre 2021 et 2024, le nombre de personnes qui se privent de visites chez les professionnels de la santé, faute de moyens, a plus que doublé, passant de 0,5% à 1,2% de la population. Un taux qui propulse la Suisse au 7e rang des pays européens les plus concernés par les restrictions en matière de santé.

Les mineurs ne sont pas épargnés: faute d’argent, un jeune Suisse sur dix vivant dans un ménage à risque de pauvreté a déjà été privé de soins dentaires de base. En Europe, seules l’Espagne, la Tchéquie et la Lettonie font pire.

Les enfants, premières victimes

Les enfants s’avèrent particulièrement touchés par les restrictions dues au manque de ressources financières. L’OFS estime que 7,1% des mineurs se trouvent en situation de pauvreté en Suisse. Mais le pourcentage des moins de 16 ans qui souffrent concrètement de privations matérielle et sociale évolue fortement selon les régions linguistiques: 1,9% en Suisse alémanique, contre près de 11,4% en Suisse romande.

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L’autre inégalité importante concerne les mineurs qui appartiennent à une famille monoparentale: près de 14% d’entre eux vivent quotidiennement des privations, contre seulement 3,4% de ceux qui grandissent dans un foyer composé de deux adultes. De manière générale, les ménages monoparentaux restent plus exposés que les autres à des conditions de vie défavorables.

Faire des études préserve de la précarité

Le degré de scolarité demeure un facteur déterminant face au risque de précarité. En 2014, 13,6% de la population n’ayant achevé que l’école obligatoire s’avère concernée la pauvreté, contre 5,7% de celle qui possède un diplôme de degré tertiaire. L’OFS estime même que sans les diverses aides sociales à disposition, cette catégorie de population moins diplômée verrait son taux de pauvreté bondir à près de 30%.

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L’âge influe également sur le taux de pauvreté. La situation financière des plus de 65 ans semble être celle qui s’améliore le moins après le passage des aides sociales. Mais cela s’explique en partie par le fait que les réserves financières accumulées ne sont pas prises en compte dans le calcul du taux de pauvreté, indexé sur le revenu.

Cécile Denayrouse et Tybalt Felix