Plusieurs milliers de personnes ont participé à un « carnaval antifasciste » samedi en fin de journée à Lausanne. Déjà organisée l’année dernière, la manifestation visait à « reprendre l’espace public » et à « fédérer » contre « la montée du fascisme ».

Le rassemblement s’est déroulé sans heurt majeur, alors que des groupuscules nationalistes avaient appelé, sur les réseaux sociaux, à contre-manifester, avant de finalement se désister avant le début de la manifestation.

Parmi les participants, se trouvaient beaucoup de jeunes et parents venus avec leurs enfants.

Plus de 4000 personnes ont manifesté samedi à Lausanne contre "la montée du fascisme". Plus de 4000 personnes ont manifesté samedi à Lausanne contre « la montée du fascisme ».

Le carnaval a toutefois donné lieu à plusieurs déprédations, notamment de nombreux tags sur des abribus, des panneaux et des bâtiments, comme ceux des banques UBS et BCV, dont les façades ont aussi été aspergées de peinture rouge.

Aucune casse, ni altercations au sein du cortège n’ont été signalées à l’issue d’un rassemblement qui se voulait festif.

Appelé « carnaval populaire et déter » (pour déterminé), l’événement a rassemblé environ 5000 personnes, selon un décompte de Keystone-ATS. Environ 4000 selon la police lausannoise.

>> Les précisions de Forum : Le carnaval antifa se déroule sous tension à Lausanne / Forum / 2 min. / aujourd’hui à 18:05 Itinéraire alternatif

Le cortège a démarré vers 15h30 du quartier du Vallon. Alors que les autorités avaient restreint le parcours souhaité par les organisateurs, ceux-ci n’en ont pas tenu compte et suivi leur propre itinéraire. Ils ont ainsi sillonné le centre-ville durant plusieurs heures avant de s’arrêter au parc de Montbenon, où la fête devait se poursuivre en soirée.

Souvent déguisés, les participants ont défilé derrière neuf chars décorés pour l’occasion, dansant au son de plusieurs fanfares ou de musique techno. Ils ont lancé des confettis sur les passants et, parfois, allumé des fusées et fumigènes.

Le cortège a aussi été rythmé par de multiples chansons et slogans, tantôt hostiles aux fascistes, à l’impérialisme et au capitalisme, à la police ou encore au président américain Donald Trump.

Climat tendu

Cette tension particulièrement forte entre ces différents groupes s’explique par la tenue du G7 dans deux mois et demi à Evian-les-Bains, juste de l’autre côté du lac, en France.

A noter également que les milieux altermondialistes ont un historique d’affrontement dans des rencontres géopolitiques telles que le G7.

Et, mi-février à Lyon (F), un militant d’extrême droite de 23 ans est mort des suites de blessures infligées par des militants antifascistes.

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Sujet radio: Muriel Ballaman

Article web: juma avec ats