Le divorce est engagé. Et il pourrait bouleverser le paysage italien des télécommunications. En décidant de rompre son contrat avec Inwit, l’un des deux principaux gestionnaires des tours mobiles dans la Péninsule, Fastweb + Vodafone ouvre un front industriel et juridique majeur. Derrière cette rupture se joue bien plus qu’un simple différend contractuel, c’est l’équilibre économique du secteur, déjà fragilisé, qui vacille. En toile de fond, la stratégie de Swisscom, maison mère de Fastweb, est directement exposée.
Pour le groupe suisse, il ne fait aucun doute que le contrat s’achève officiellement fin mars 2028. «Fastweb + Vodafone va engager des discussions avec Inwit pour convenir d’un plan de migration qui s’étendra sur plusieurs années et pour assurer la continuité opérationnelle jusqu’à cette date et au-delà», assure Swisscom dans un communiqué daté du 25 mars. L’opérateur helvète dénonce des tarifs jugés excessifs, «supérieurs à ceux pratiqués habituellement sur le marché». Il s’agirait donc pour le groupe d’un frein pour «les investissements nécessaires pour maintenir des réseaux mobiles de qualité élevée et favoriser ainsi la numérisation de l’Italie».