Voici comment l’Etat veut vous empêcher d’utiliser l’IPTV avec des amendes, mais surtout en attaquant l’offre plutôt que la demandeEchos au contexte actuel
Voilà pour le début (les dix premières minutes) de Salvador, nouvelle production venue d’Espagne, qui pourrait faire grand bruit. Car elle concentre nombre de préoccupations qui font la une des journaux : montée du populisme, racisme décomplexé et, plus loin, malversations financières, corruption policière, violence aux abords des stades. Il y a tout cela, parfois imbriqué de manière un peu complexe, mais toujours incarné avec beaucoup de justesse par un impressionnant casting.
Surtout, et même si elle décrit une dérive identitaire abjecte, la série ne donne jamais de leçon, laissant grandir en chacun ses propres convictions. À l’instar de Salvador, tour à tour ivre de chagrin, furieux, revanchard mais aussi bienveillant, ouvert, furieusement antifasciste.
On a classé les 100 meilleures émissions télé depuis « Discorama » en 1959 (pour fêter les 100 ans de Moustique)Comprendre les personnages
À l’exception de quelques crapules irrécupérables, les personnages sont multiples et le scénariste leur donne la parole, tentant de comprendre ce qui les a amenés là où il ne faudrait jamais mettre les pieds. C’est la perte d’un emploi, la peur de l’autre. C’est un complexe d’infériorité, un abandon. Cela ne justifie rien, bien sûr, mais cela explique. Et s’il y a de la morale, dans Salvador, c’est en bout de course qu’elle est la plus tangible, quand toutes les pistes qui finissent fatalement dans des impasses, ont été explorées. Il est temps, alors, de retrouver son humanité, son sens de la justice, du bon et du beau et les derniers épisodes s’y emploient, sans toutefois verser dans la bien-pensance.
NETFLIX, JAMAIS SANS MA FILLE.
Le héros d’une série américaine culte en concert à Ittre !