Il y a les séquelles physiques, un nez cassé, mais aussi morales. « Cette liberté que j’avais à prendre mes baskets et aller courir, je l’ai perdue, confie Ariane Brodier. Le running, c’est mon quotidien depuis l’âge de 13 ans. J’ai couru de nuit, dans tous les quartiers, en pleine forêt… Il y a eu parfois de petites insultes de mecs qui ne m’ont pas vraiment touchée. Jamais, je n’ai eu peur. Mais aujourd’hui, je me fais violence pour sortir. Je n’arrive toujours pas à courir à côté de chez moi parce que c’est là qu’on m’a agressée. »

Quatre mois sont passés depuis, mais l’humoriste et chroniqueuse de 46 ans s’en souvient comme si c’était hier. « La première fois, je suis tombée sur un chien qui m’a chargée et m’a mordue, j’ai eu douze points de suture à une main, un drain à un mollet, raconte-t-elle. Mais ce n’est pas lui qui a été le plus inhumain. Trois jours après, j’ai demandé à un homme qu’il attache son chien parce que je n’étais pas à l’aise. Ça a engendré un comportement agressif chez lui. Il m’a cassé le nez, fracture ouverte. »