Après « Kim Jiyoung, née en 1982 », Cho Nam-joo revient avec « Miss Kim », un recueil de huit nouvelles. Lʹécrivaine sud-coréenne y dépeint le portrait de huit femmes de 10 à 80 ans, prises entre contraintes familiales et professionnelles, pression sociale et aspirations personnelles.
Miss Kim est une employée de bureau dévoué, un modèle d’abnégation. Et pourtant, au sein de son entreprise, elle ne bénéficie d’aucune reconnaissance de la part de ses collègues. Pire, elle est un jour licenciée sans aucune forme de procès. N’ayez crainte, cher lecteur et chère lectrice, elle sera vengée d’une délicieuse manière.
Outre son portrait, Cho Nam-joo se penche sur le quotidien et les aspirations de sept autres femmes de la société coréenne. On y trouve une grand-mère chagrinée par la présence de sa soeur en EMS, une femme qui ne veut plus être sous l’emprise de son petit ami, une famille qui s’épanouit suite à la fugue du père ou encore le voyage merveilleux d’une cinquantenaire et de sa belle-mère pour aller voir des aurores boréales au Canada.
Parfois il m’arrive de me demander comment cette enfant sortie de mon ventre peut être si différente de moi. Et puis je me dis qu’elle n’a vécu que neuf mois dans mon ventre, contre plusieurs décennies dans ce monde.
Extrait de « Miss Kim » de Cho Nam-joo Des thématiques universelles
L’écrivaine sud-coréenne Cho Nam-joo s’est fait connaître en 2020 dans le monde francophone, grâce à la publication de « Kim Jiyoung, née en 1982 », un court récit dans lequel une femme voit son quotidien bouleversé suite à la naissance de sa fille. Obligée de quitter le travail qu’elle aime pour élever son enfant, elle commence, un beau jour, à parler avec la voix d’autres femmes.
Grand succès critique, « Kim Jiyoung, née en 1982 » aborde les inégalités de genre que les femmes traversent à toutes les époques de leur vie. Que ce soit dans l’enfance, la vie professionnelle et familiale. Salué autant que critiqué pour ses propos féministes, ce roman a aussi fait l’objet d’une adaptation au cinéma.
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Avec « Miss Kim », Cho Nam-joo continue de dénoncer les injustices faites aux femmes, grâce à sa plume délicate et acérée. Dans une Corée du Sud tiraillée entre traditions et modernité, certains hommes et certaines femmes tentent de sortir des rôles qui leur sont assignés. Parmi les nombreux personnages dépeints par l’autrice on trouve notamment une grand-mère qui refuse de garder sa petite-fille, un homme qui adore cuisiner pour son foyer et un petit-fils ultra dévoué qui rend visite plusieurs fois par semaine à sa grand-mère placée en EMS. De quoi amener quelques lueurs d’espoir dans une société coréenne compétitive et patriarcale.
Sarah Clément
Cho Nam-joo, « Miss Kim », ed. Robert Laffont, février 2026.