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«Ali… On veut fêter ton mariage… Reviens… Parle-moi… Mon fils!» Devant le cercueil, la mère d’Ali Jaber, 22 ans, s’effondre. Ses cris de désespoir déchirent le silence. Son fils a été tué le 24 mars par une frappe de drone israélien. Secouriste, il profitait d’une pause pour passer chez lui récupérer quelques affaires avec Joud, 15 ans. Les deux amis circulaient à scooter, en uniforme d’ambulancier, dans leur quartier de Nabatieh, lorsque la frappe s’est abattue. Immédiatement dépêché sur place, le chef des secouristes de Nabatieh, Mohamed Suleiman, qui n’est autre que le père de Joud, découvre le corps de son fils. La scène, filmée en direct par France 2, a ému tout le Liban.
Dans un élan d’unité, des secouristes venus de toute la région se sont rendus aux funérailles. Une centaine de personnes forment un cercle autour des deux petits du groupe. A l’unisson, l’assemblée se tape le cœur d’une main, en rythme. Un geste de deuil collectif ancré dans la culture chiite. Un geste de repentir de ne pas avoir pu les sauver. Les chants s’enchaînent, les larmes coulent. Puis la voix de Mohamed Suleiman résonne: «Je te le promets, nous ne quitterons pas notre terre.» Il se tourne vers les cercueils: «Prenez soin l’un de l’autre, mes amours, mes anges. Quand pourrai-je vous revoir?» Cet homme, qui a traversé toutes les guerres, avait tenté de protéger son fils unique. Il l’avait envoyé à Beyrouth avec le reste de la famille, à l’abri. «Joud est revenu de lui-même. Il rêvait de devenir secouriste, me suppliait de le laisser rejoindre les équipes», confie-t-il à la fin des funérailles.