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L’UDC bernoise a de quoi plastronner. Elle est la grande vainqueure des élections cantonales de dimanche, avec un gain de sept sièges au Grand Conseil, passant de 44 à 51. Avec 29,3% des suffrages (contre 25,8% en 2022), elle frôle la barre symbolique des 30%. Le parti a même failli faire carton plein avec un troisième siège au Conseil-exécutif, soit le gouvernement cantonal. Mais, au bout du suspense, Daniel Bichsel a finalement échoué d’un rien à arracher un siège au Parti socialiste. Durant l’après-midi, les projections donnaient pourtant le maire de Zollikofen devant. C’était sans compter l’importante participation en ville de Berne (42,1%, bien au-dessus de la moyenne cantonale de 33,8%), qui a permis à la gauche de faire rempart face aux ambitions de l’UDC.

C’est peu dire que la capitale fédérale demeure un bastion de gauche; le 20 novembre dernier, elle était ainsi la seule ville du pays à accepter l’initiative de la Jeunesse socialiste pour taxer les héritages. Mais comment expliquer cette forte participation, de 5% plus élevée qu’en 2022? La mobilisation pour sauver les trois sièges du camp rose-vert a sans aucun doute joué un rôle. Avec une seule sortante – la socialiste Evi Allemann –, la gauche se sentait menacée. «L’UDC gagne partout en Suisse, c’était l’occasion ou jamais. Face à ce risque, nous savions que la ville de Berne serait la clé du scrutin», relève Cyprien Louis, coprésident des Vert·e·s du canton de Berne. De nombreux événements y sont organisés, notamment pour faire connaître le nouveau candidat socialiste, Reto Müller, maire de Langenthal, commune de Haute-Argovie, au nord-est du canton.